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Lecture paranoïaque, lecture réparatrice
EAN : 9782493534378
Édition papier
EAN : 9782493534378
Paru le : 9 mars 2027
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- EAN13 : 9782493534378
- Réf. fournisseur : PABA-LPR
- Collection : A6
- Date Parution : 9 mars 2027
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 140
- Format : H:105 mm L:148 mm
- Poids : 0gr
- Résumé : Eve Kosofsky Sedgwick est morte le 12 avril 2009. Avec son ouvrage l’« Épistémologie du placard », paru en 1990 aux États-Unis, elle participe à fonder les queer studies. Il s’agit de son ouvrage le plus connu ; d’où le fait qu’il est était traduit en français. Bien que cité abondamment dans certaines sphères intellectuelle et universitaire, le reste de son oeuvre reste méconnu alors qu’elle irrigue une grande partie de la production issue du champ des théories queer et du tournant affectif (l’anthologie « The Affect Theory Reader », publié par Duke University Press en 2010 est dédiée à Eve Kosofsky Sedgwick). C’est pour cela que nous souhaitons, en publiant ce court texte, participer à la redécouverte de son oeuvre. Publié pour la première fois en 2003 dans « Touching Feeling », « Lecture paranoïaque, lecture réparatrice » remet en cause, sans disqualifier, ce qui semble, pour elle, être la méthode hégémonique dans le champ intellectuel. Elle la nomme « lecture paranoïaque », manière de lire les événements, les artefacts culturels, etc. barricadé dans ses certitudes, immunisé par l’idéologie. Bref, une posture qui se prémunie d’être touché par quoi que ce soit, car ayant l’erreur en horreur. À celle-ci, elle oppose la « lecture réparatrice ». Par réparation, il ne faut pas entendre, « réparer pour que ça fonctionne comme avant », comme retour à une origine fantasmée, à un statu quo présumé. Il faut entendre, possibilité de réouvrir le futur en ne l’inscrivant pas irrémédiablement dans les traces d’un passé qui le détermine, le réouvrir pour qu’il ne soit pas la répétition éternelle de l’horreur faite nécessitée. Dans une époque plus que sombre — partout où l’on regarde : la guerre, l’autoritarisme, le processus de fascisation — il est bon de ne pas céder à la tentation de se rigidifier à nouveau autour de prophéties qui manque ce qui est, trop focalisé sur ce qui devra être (que ces prévisions promettent le paradis ou l’enfer). C’est à cela que nous invite le texte de Eve Kosofsky Sedgwick. La traduction de Fabienne Maître de « Lecture paranoïaque, lecture réparatrice » a été publiée une première fois dans la revue « Rue Descartes » en 2003 ; puis, elle a été publiée en ligne sur le site de l’exposition « Anticorps » (qui a eu lieu du 23/10/2020 au 03/01/2021) au Palais de Tokyo. Il nous semblait important de repartager ce texte dans un livre avec des matériaux permettant d’introduire l’oeuvre, son contexte d’apparition, ainsi que l’héritage de l’autrice et de ses concepts. Pour l’occasion, la traduction fait l’objet d’une relecture et d’un retravaille par Émilie Notéris









