Le Temps des juges

Flammarion - EAN : 9782080670670
DEVEDJIAN PATRICK
Édition papier

EAN : 9782080670670

Paru le : 1 nov. 1998

18,60 € 17,63 €
Epuisé
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Manquant sans date
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782080670670
  • Réf. fournisseur : S03723
  • Collection : DOCUMENTS, TEMO
  • Editeur : Flammarion
  • Date Parution : 1 nov. 1998
  • Disponibilite : Manque sans date
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 252
  • Format : H:220 mm L:135 mm E:18 mm
  • Poids : 320gr
  • Résumé : Deux mille personnes juridiquement innocentes sortent chaque année des prisons françaises. Deux mille innocents en détention provisoire : pourquoi ce chiffre accablant ? Parce que l'organisation judiciaire est archaïque. La prison est un lieu dangereux, où l'on meurt plus facilement qu'ailleurs, faute de soins. La justice n'est pas la même partout, et un guide de la délinquance conseillerait : "Dealez à Limoges, violez à Colmar et saoulez-vous à Montpellier". La petite criminalité crée la psychose : il s'est trouvé huit jurés sur les douze que compte une cour d'assise pour considérer comme une légitime défense le fait de tuer un voleur... de croissants. Il ne suffit pas d'incriminer la montée de la délinquance. Et si l'état de notre justice tenait à l'injustice de l'État ? "La justice politique est depuis longtemps le lieu du triomphe de la raison d'État et du mépris de la simple équité. La justice politique et les hommes qui la servent ont vicié l'ensemble du système judiciaire. L'exécutif ne s'est intéressé à la justice que dans la mesure où elle le servait et il l'a abandonnée à la décrépitude." Mais une révolution est en cours. Pour la première fois depuis 1789, les magistrats du siège sont devenus indépendants : ce ne sont plus les gouvernements qui décident de leur avancement. Pour la première fois donc, les hommes politiques sont des justiciables comme les autres. La réforme doit se poursuivre pour faire du droit l'expression de la démocratie, comme le prévoyait la Déclaration des droits de l'homme, et non le vassal des gouvernements. La construction européenne et son effet unificateur y concourent. Nous passons du droit de l'État à l'État de droit : le temps des juges doit succéder à la loi des puissants du moment.
Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.