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Le nouveau siècle antijuif
EAN : 9782340124493
Paru le : 9 févr. 2027
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- EAN13 : 9782340124493
- Réf. fournisseur : 124493
- Date Parution : 9 févr. 2027
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 424
- Format : H:210 mm L:145 mm E:1 mm
- Poids : 0gr
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Résumé :
Les Juifs sont de moins en moins considérés comme des victimes et de plus en plus comme des bourreaux, jusqu’à être accusés d’être des « génocidaires » à visage « sioniste ». Ils ont perdu le monopole du statut victimaire qui les protégeait des expressions de la haine, du ressentiment et du désir de vengeance. Sans oublier la force motrice de la jalousie due à leur quasi-monopole du statut victimaire après 1945. À dresser un premier inventaire des indices, des symptômes de divers ordres et des signes annonciateurs qui, depuis le début des années 2000, permettent d’imaginer l’avenir des Juifs, le XXIe siècle risque d’être un nouveau siècle antijuif.
On peut voir dans ce processus de déplacement et de substitution une illustration du fait que le colonialisme est devenu le péché capital dans la morale politique ordinaire. Le Palestinien colonisé, et donc « racisé », incarne désormais le type de la victime par excellence, d’abord d’un « nettoyage ethnique » commencé avec la Naqba, puis d’un « génocide » supposé perpétré à Gaza par l’armée israélienne.
Dans le nouvel ordre victimaire international, les accusés diabolisés ne sont plus les « néo-nazis » ou les « antisémites » censés peupler les territoires maudits de « l’extrême droite », mais bien les « sionistes » et plus largement les « Juifs » supposés pro-israéliens, dénoncés en tant que tels comme les « nouveaux nazis ». Le nouvel ennemi désigné par les « progressistes », les « décolonialistes », les « antifascistes » et les « antiracistes » d’aujourd’hui, tous engagés en faveur de la « cause palestinienne », fonctionnant comme la nouvelle grande « cause universelle », peut dès lors être qualifié de « judéo-nazi ». C’est sur ce terrain idéologique que se réinvente aujourd’hui la vieille « question juive », devenue la brûlante question sioniste.
Pierre-André Taguieff est philosophe, politiste et historien des idées, directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages. Il a enseigné notamment à l’Université Paris 7, à l’EHESS, au Collège international de philosophie, à l’Université libre de Bruxelles et à l’Institut d’études politiques de Paris. Ses principaux domaines de recherche portent sur le racisme et l’antisémitisme.









