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LE MOTEUR HUMAIN - L'ENERGIE, LA FATIQUE ET LES ORIGINES DE LA MODERNITE
Fabrique - EAN : 9782913372412
Édition papier
EAN : 9782913372412
Paru le : 19 oct. 2004
29,50 €
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- EAN13 : 9782913372412
- Editeur : Fabrique
- Date Parution : 19 oct. 2004
- Disponibilite : Manque sans date
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 560
- Format : 3.60 x 13.00 x 20.00 cm
- Poids : 604gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : La métaphore de l'homme-machine ou du moteur humain est fondamentale pour comprendre la société du XIXe siècle, " centrée sur le travail ". C'est l'un des effets de la grande découverte scientifique du siècle, la loi de la conservation de l'énergie : la société humaine et la nature sont liées dans l'identité de toutes les " forces productives ", celles des travailleurs aussi bien que celles des machines ou des éléments naturels. L'univers tout entier est un immense réservoir d'énergie. Ce livre explore les retombées du moteur humain dans la vie sociale et intellectuelle européenne - surtout allemande et française : le passage de Karl Marx au productivisme du Capital, les extraordinaires tracés et photographies réalisés par Étienne-Jules Marey pour montrer la dynamique du corps au travail, l'influence de la métaphore du moteur humain sur des personnages aussi différents que Charcot, Freud ou Max Weber. Mais, selon la seconde loi de la thermodynamique, l'entropie aboutit au déclin irréversible de l'énergie. De même, le moteur humain est freiné par la fatigue, la neurasthénie, l'épuisement physique et nerveux. Rabinbach décrit cette " psychasthénie " fin de siècle, dont Marcel Proust est comme le paradigme. Il montre que le XIXe siècle a été obsédé par la fatigue, au point de découvrir un vaccin contre elle... Le moteur humain, dont il fallait améliorer le rendement, est l'un des fondements théoriques des luttes du XIXe siècle pour la réduction des horaires de travail (la journée de dix heures était considérée par le patronat comme une menace sur la compétitivité !), la prévention des risques, l'assurance-accidents, etc. Les derniers chapitres décrivent la façon dont le taylorisme puis le fordisme, venus tous deux des États-Unis, ont bouleversé la science du travail européenne avant d'être intégrés par elle entre les deux guerres. De la science du travail à la poésie, de la physique au fordisme, de la médecine à la politique, le foisonnant panorama d'une époque à la fois proche et lointaine.