Le lieu de l'écrit

EAN : 9791097446260
DESBRUSSES LOUISE
Édition papier

EAN : 9791097446260

Paru le : 27 mai 2026

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  • EAN13 : 9791097446260
  • Date Parution : 27 mai 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 20
  • Format : H:125 mm L:165 mm E:3 mm
  • Poids : 201gr
  • Interdit de retour : Retour interdit
  • Résumé : Au départ, il y a l’invitation à répondre à cette question du poète Philippe Beck : la poésie est-elle le cœur de la littérature ? Question balayée par la remise en cause par Louise Desbrusses de la pertinence de telles catégories dans son rapport à l’écriture. Son premier constat place le rejet de ces catégories dans une praxis continue de la connaissance et du savoir, terreau de son écriture. « Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas savoir. Pour ne pas savoir ce qu’est LAPOÉSIE. Pour ne pas savoir ce qu’est lalittérature. Pour ne pas y penser. À ce que c’est. Penser à ne pas y penser a été pour moi la condition de l’écriture. » L.D. Le lieu de l’écrit est une suite de constats numérotés. Allant de la description de sa situation d’écriture à la recherche des origines d’un tel rapport au texte, puis à la définition des conditions de son écriture, le texte nous emmène sur un chemin de possibilité et de circulation en dehors des dualismes et catégories bornantes. « Écrire pour moi est à propos de désapprendre. Et désapprendre plus que tout ce que je ne sais pas que je sais. Désapprendre a quelque chose à voir avec tout ignorer Désapprendre n’a rien à voir avec tout ignorer. L’ignorance que l’on retrouve n’est pas la même que celle que l’on a perdue. » L.D. La description de sa vie de lectrice nous guide dans l’élaboration de son rapport au(x) monde(s) : monde matériel et monde des livres, monde mort, monde vivant et concentré de vie. Louise Desbrusses nous invite par l’écriture à regarder les passages de l’un à l’autre, et à aborder ces portes sans certitudes, ni préjugés. « Dès l’instant que je cesse de vouloir, de vouloir penser, de penser, de penser contrôler, dès l’instant que je me livre aux questions sans chercher de réponse, du moment que je reviens à l’ignorance consentie, la porte s’ouvre qui conduit en des lieux où naissent des textes inconnus, des textes que je ne connaissais pas, des textes inattendus, des textes que je n’attendais pas, que je n’aurais jamais pensé écrire, qui me surprennent moi-même. » L.D. Voilà plus de dix ans maintenant que ce texte a été écrit. Sa lecture a convaincu les murmurations qu’il était toujours d’actualité. Au fil des échanges avec l’autrice, son caractère de manifeste nous est apparu. Il définit en effet un rapport clair de l’autrice à l’écriture et aux fonctions dont elle l’investit. Ce texte est également une invitation aux lecteur·ices à regarder et à arpenter, s’iels le souhaitent, ce possible de l’écriture. Les échos avec d’autres écritures contemporaines se font sentir. Voilà pourquoi nous souhaitons remettre en circulation ce texte pour éclairer les réflexions et les démarches sur le corps et l’écrit. « J’écris depuis tout ce qui rampe le long de mes nerfs, de mes tendons, de mes muscles, de mes os, en hurlant, en riant, en mourant, en naissant, en renaissant. » L.D. Car Le lieu de l’écrit est également manifeste en ce qu’il met à jour les liens tissés dans la pratique de l’autrice entre le corps et l’écriture, l’écriture comme une pratique du corps. À la même époque que Le lieu de l’écrit, Louise Desbrusses a écrit le texte de la conférence performée, Le corps est-il soluble dans l’écrit ? qui lui aussi vient interroger, cette fois en liant danse et mots, les représentations dépassées des liens entre corps et écriture : « Souvent j’écris court, Toujours j’écris depuis mon corps, Depuis mon corps tout entier, Des textes écrits pour le corps tout entier de celles et ceux qui les liront peut-être. » L.D.
  • Biographie : D’abord assise, à l’écoute de son mouvement interne, Louise Desbrusses écrit deux romans, L’argent, l’urgence et Couronne, Bouclier, Armures, publiés chez P.O.L (2006 & 2007), puis toute tentative d’autobiographie serait vaine (pièce - vraiment - radiophonique pour France Culture, 2009). L’essai du corps (&) de l’écrit, publié par la revue Inculte, interrogeant l’invisible performance physique de l’écrivain·e écrivant la conduit vers la performance visible : après Réel est Dieu (Paris, 2010) et le Cœur rectifié avec Ralf Harman et Christiane Hommelsheim (Berlin et Bruxelles, 2010-2011) l’autrice se met en mouvement. En 2012, elle adapte et interprète I think not, solo de la chorégraphe américaine Deborah Hay, à l’invitation du Festival Concordan(s)es, puis crée Le corps est-il soluble dans l’écrit ? conférence dansée pour le Cabaret de curiosités #10 du Phénix - scène nationale de Valenciennes (2013), dansé depuis une vingtaine de fois. Viennent ensuite, après quelques années de recherche et de formation en France et aux États-Unis, In extenso, vidéo-danse-poésie, avec le contrebassiste Louis-Michel Marion (2019), Les dé-fileuses (2021), État de siège, performance et installation (2022-2025), Aquarienne (2022), créations reprises au sein d’EXPOSE / PERFORME - Pourquoi et comment exposer, le corps, le texte, la performance ? à l’Université de Valenciennes (2023). En 2025, elle écrit et enregistre l’épisode #49 des Parleuses autour de Gertrude Stein.
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