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Le Chat du Rabbin - Tome 1 - La Bar-Mitsva
EAN : 9782205052077
Paru le : 19 janv. 2002
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- EAN13 : 9782205052077
- Réf. fournisseur : 15950
- Collection : POISSON PILOTE
- Editeur : Dargaud
- Date Parution : 19 janv. 2002
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 48
- Format : H:227 mm L:298 mm E:11 mm
- Poids : 463gr
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Résumé :
Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c'est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d'en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S'ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu'on devrait noyer le chat. Malgré le plaisir qu'il prend à ergoter et chipoter à n'en plus finir, le chat a de la peine depuis qu'il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d'accord : "Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux." Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu'il n'aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse… Sfar, qui est né lui-même dans une famille juive, met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger. Dans un décor luxuriant de tissus, carrelages et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d'une poubelle : un chat écorché, anguleux, l'air d'avoir avalé un sac de clous — hilarant. Têtu comme une bourrique et pas toujours avenant (bien que capable de tendresses renversantes), il a aussi avalé ce qui se fait de mieux en matière de raisonnement vicelard, thèse, antithèse, etc. Le résultat est une sorte de conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
- Biographie : Joann Sfar naît le 28 août 1971 à Nice (Alpes-Maritimes), dans une famille juive ashkénaze d’origine ukrainienne côté maternel et séfarade d’origine algérienne côté paternel. Il n’a que trois ans lorsque sa mère décède – une disparition qu’on lui cache en prétextant un voyage et qu’il comble en se réfugiant dans le dessin. Une passion qui ne le quittera jamais, et, s’il se tourne d’abord vers des études de philosophie, il s’installe ensuite à Paris et s’inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts… où il enseigne aujourd’hui. Sa première bande dessinée, « Les Aventures Ossour Hyrsidoux » (Cornélius), paraît en 1994. On le retrouve ensuite à L’Association, chez Delcourt et Dargaud, où rapidement, il devient la figure de proue d’une génération d’auteurs qui réinventent la bande dessinée, enchaînant les œuvres majeures et les succès. Sfar est désormais l’auteur de plus cent cinquante albums, écrits, coécrits ou dessinés, dont les célèbres « Petit Vampire » (sept tomes chez Delcourt, puis trois tomes chez Rue de Sèvres), « Chat du rabbin » (12 tomes chez Dargaud) ou encore « Carnets », dont le dernier épisode, « Young Man » (Gallimard BD), paraît en 2023. En 2022, il se lance, avec « La Synagogue » (Dargaud), dans une série d’ouvrages autobiographiques et engagés, qu’il poursuit en 2024 avec « Les idolâtres » (Dargaud). La même année, bouleversé les événements du 7 octobre 2023, il publie un roman graphique puissant et intime, « Nous vivrons. Enquête sur l’avenir des Juifs » (Les Arènes BD). Créateur infatigable, il ne délaisse pas pour autant la fiction : il signe un polar dessiné en noir et blanc, « Riviera » (éditions Sonatine, 2023), et replonge dans l’heroic fantasy, avec le tome 1 de sa nouvelle série « Reines et Dragons » (Dargaud, 2024). Sfar est aussi l’auteur (à succès) de plusieurs romans sans images, dont « L’Éternel » (Albin Michel, 2013), « Comment tu parles de ton père » (Albin Michel, 2016), « Modèle vivant » (Albin Michel, 2018) et, dernièrement, « Et Dieu riait beaucoup » (Albin Michel, 2023). Enfin, passionné de cinéma, il est aussi – eh oui ! – le réalisateur, et parfois même le scénariste, de plusieurs films : « Gainsbourg, vie héroïque » (2010), césar du meilleur premier film, « Le Chat du Rabbin » (2011), césar du meilleur film d’animation, « La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil » (2015) et « Petit Vampire » (2020), récompensé au Festival international du film d’animation d’Annecy. Une exposition rétrospective a également eu lieu au musée d’art et d’histoire du Judaïsme entre octobre 2023 et mai 2024. Elle retrace le parcours d’un artiste exceptionnel dont la créativité se déploie depuis plus de trente ans dans la bande dessinée, le cinéma et la littérature.



















