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Le bateau des esclaves
Gallimard - EAN : 9782070266555
Édition papier
EAN : 9782070266555
Paru le : 9 juil. 1952
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- EAN13 : 9782070266555
- Réf. fournisseur : A26655
- Collection : DU MONDE ENTIER
- Editeur : Gallimard
- Date Parution : 9 juil. 1952
- Disponibilite : Manque sans date
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 456
- Format : H:205 mm L:140 mm E:15 mm
- Poids : 250gr
- Résumé : Georges Forster, Allemand moyen, citoyen du Troisième Reich, n'est ni un héros, ni une victime plus éprouvée que la plupart de ses contemporains. Journaliste et critique d'art, un peu snob, entiché de culture, officier de réserve, jouisseur et égoïste, il se soucie peu de combattre le gouvernement et ne prend pas Hitler au sérieux. Vu par ce dilettante, le tragique de la dictature nazie apparaît avec un relief singulier. En dépit de son détachement, la politique envahit la vie de Forster. Il assiste dans sa propre famille à l'application des lois raciales, il va lui-même en prison pour avoir déplu, dix ans plus tôt, à un militant nazi. Il connaît enfin les résultats de la guerre, sur le sol allemand. Et il en vient à souhaiter la défaite de son pays. Ce "figurant", comme le qualifie Bruno Werner, est un admirable témoin. Journaliste, il suit avec lucidité le déroulement des événements ; il a des relations au Ministère de la propagande, à la Wilhelmstrasse et dans l'Armée. Au cours d'une conférence de presse, il voit Hitler de près et en donne une description qui restera sans doute dans l' histoire anecdotique. Ne pouvant être mobilisé comme officier, parce qu'il a épousé une demi-juive, il assiste aux bombardements de Berlin, à la désagrégation interne de l'Allemagne. Il coudoie les auteurs de l'attentat du 20 juillet. Ce roman, dont les premières scènes respirent l'insouciance et la joie de vivre, se termine par une vision de Dresde en flammes et par cette question : "Les vainqueurs de l'Allemagne ne seront-ils pas contaminés par la peste nazie ? L'ère des termitières n'est-elle pas venue pour le monde entier ?" Le récit de Bruno Werner a approché la réalité du plus près qu'il était littérairement possible. Le succès considérable de son livre, l'un des bestsellers allemands de cet après-guerre, en est un témoignage.
- Biographie : Né à Strasbourg en 1921, sous le signe de la Balance, Jacques Martin découvre très tôt la bande dessinée au travers des grands albums allongés de Buster Brown, par Richard F. Outcault, publiés chez Hachette. C'est au verso de ces pages qu'il fait ses premiers dessins ; la plupart représentant des avions (son père était aviateur) ou des personnages moyenâgeux. Cette passion pour le dessin naît en même temps qu'un goût immodéré pour l'Histoire. Son enfance chaotique se passe à cultiver ces deux jardins secrets en travaillant sans relâche à la maîtrise des techniques du dessin et à l'apprentissage de sa science de prédilection. Désireux d'entrer aux Beaux-Arts, dans l'optique de faire du dessin un métier, il ne parvient toutefois pas à concrétiser pleinement ce rêve. En effet, sa mère et ses tuteurs officiels l'orientent d'autorité vers les Arts et Métiers, où il reçoit un enseignement purement technique. Il en reconnaîtra lui-même plus tard l'utilité, contraint qu'il fut de se rompre aux rudiments de la perspective et de la descriptive. Cette première formation n'est sûrement pas étrangère à la rigueur obstinée dont Jacques Martin a fait preuve tout au long de son oeuvre et qui a probablement contribué à en faire l'un des trois principaux représentants de l'école dite " de Bruxelles ", les deux autres étant Hergé et Jacobs bien sûr. La critique a légitimement rapproché le travail de ces trois auteurs qui, en plus de s'être beaucoup fréquentés et d'avoir collaboré en maintes occasions, partagent un idéal artistique fait de réalisme, de probité et de minutie. Une demi génération sépare Jacques Martin de ses prestigieux aînés. Il ne commence à publier qu'à partir de 1946, dans l'hebdomadaire Bravo où il crée, un peu par hasard, Monsieur Barbichou. Durant les trois années qui suivent, il multiplie les collaborations éphémères avec des publications bruxelloises et wallonnes conjuguant l'art de la bande dessinée et celui de l'illustration. Dans l'impossibilité de faire face à tous ses engagements, il se fait assister pour les décors et la mise en couleur de ses bandes dessinées par un graphiste nommée Leblicq. C'est de cette association que naît le pseudonyme Marleb, obtenu par contraction de Martin et de Leblicq. Cette collaboration prend fin au bout d'un an, mais Jacques Martin n'en continue pas moins d'utiliser ce patronyme masqué. Jusqu'en 1948, il alterne les séries réalistes avec les séries humoristiques. Le premier récit à suivre, dessiné pour Bravo est Lamar, l'homme invisible qui s'apparente fort à Flash Gordon dont les aventures paraissaient également dans l'hebdomadaire. Dans la foulée, il crée Oeil de Perdrix, nouveau héros dont la première aventure, Le secret du Calumet fut directement publiée en album. Vers la même époque, il signe encore une autre série humoristique dont la première histoire s'intitule Le Hibou gris et qui est prépubliée simultanément dans deux quotidiens belges. Reprise l'année suivante dans un hebdomadaire (Story), il lui donne une suite, Le Sept de Trèfle qui peut être considéré comme un premier brouillon de ce que sera La Grande Menace.









