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La société des individus
EAN : 9782266143127
Paru le : 26 févr. 2004
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- EAN13 : 9782266143127
- Réf. fournisseur : 323566
- Collection : AGORA
- Editeur : Pocket
- Date Parution : 26 févr. 2004
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 336
- Format : H:179 mm L:110 mm E:15 mm
- Poids : 155gr
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Résumé :
Pour Elias, les individus sont liés les uns aux autres par des liens de dépendance réciproques qui constituent la société même. C'est sous l'effet de cette imbrication que les comportements se sont modifiés au fil des siècles. L'idée moderne de l'individu – cet idéal du moi qui veut exister par lui-même – n'est apparue en Occident qu'au terme d'un long processus, qui est indissociable de la domination des forces de la nature par les hommes et de la différenciation progressive des fonctions sociales.
L'individu et la société ne sont donc pas deux entités distinctes, et la dépendance croissante des États les uns à l'égard des autres place les hommes dans un processus d'intégration au niveau planétaire. La création des Nations unies et de la Banque mondiale en a été l'une des premières expressions. Le développement d'une nouvelle éthique universelle et, surtout, les progrès d'une conscience d'appartenance à l'humanité tout entière en sont des signes évidents.
Un recueil de trois articles clés dans l'œuvre d'Elias, trois étapes majeures de sa réflexion sur le rapport civilisation, individu et sociétés.
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Biographie :
Allemand, né à Breslau en 1897 et mort à Amsterdam en 1990, Norbert Elias est issu d'une famille de commerçants juifs. De formation philosophique, disciple puis assistant de Mannheim, il émigre en Suisse puis à Paris après l'arrivée des nazis au pouvoir. Il finit par s'établir à Londres où il se consacre à la rédaction du
Procès de la civilisation
. Dans ce livre publié en 1939 (et qui paraîtra dans sa traduction française en deux volumes :
La civilisation des mœurs
, 1973, et
La dynamique de l'Occident,
1977), il présente la civilisation occidentale comme le résultat d'un lent processus de domestication des pulsions, et montre le rôle capital joué par la société de cour aux diverses étapes de cette évolution. Il commence alors une longue carrière d'enseignant en Angleterre où il demeure – exception faite d'un séjour au Ghana (1962-1964) – jusqu'à la retraite ; à la même période il publie
La société de cour
(1969). À partir de 1975, il se partage entre Amsterdam et Bielefeld en Allemagne, et poursuit ses travaux qui aboutissent à la publication de
La dynamique de l'Occident
(1977) et de
La société des individus
(1987). Sous la forme de synthèses vivantes où l'analyse, en dépit d'une perspective historique et globale, ne perd rien de son concret et de sa précision, Norbert Elias a apporté une brillante contribution à la sociologie contemporaine.



















