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La pensée des ingénieurs face à la complexité
Materiologiques - EAN : 9782373614831
Édition papier
EAN : 9782373614831
Paru le : 2 mai 2025
32,00 €
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- EAN13 : 9782373614831
- Editeur : Materiologiques
- Date Parution : 2 mai 2025
- Disponibilite : Disponible
- Nombre de pages : 492
- Format : H:240 mm L:160 mm E:25 mm
- Poids : 800gr
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Résumé :
La question de l’ingénierie, souvent réduite aux impacts sociétaux des artéfacts qu’elle élabore, oublie les formes de pensée que les ingénieurs mettent en œuvre pour raisonner et réaliser. Pourtant, ces pensées recèlent un intérêt philosophique non négligeable, en particulier lorsque, comme aujourd’hui, l’ingénierie se trouve obligée de prendre en compte la complexité des objets qu’elle appréhende et conçoit. Il s’agit ici, grâce à l’observation et à l’analyse des pratiques de recherche des ingénieurs sur plus d’un siècle, de mettre en lumière des démarches rarement placées sous le regard des philosophes. Pour accéder aux stratégies cognitives de développement des systèmes d’ingénierie face à la complexité, il est nécessaire de plonger dans un certain langage des systèmes artificiels et dans celui d’une modélisation qui lui est particulièrement adaptée : la méthode par Bond Graphs. Au fil du xxe siècle, la recherche récurrente d’un formalisme unique susceptible de coupler les domaines physiques et les nombreuses réflexions autour de sa justification ont enrichi le concept de couplage ou de transduction. Ce concept a lui-même progressivement aidé à façonner l’expression d’une cohabitation intrinsèque des différentes phénoménalités. La modélisation par Bond Graphs, par ses concepts spécifiques, s’est saisie de cette évolution. Elle permet aujourd’hui d’exprimer le lien étroit entre les effets multiphysiques et montre, par contrecoup, que l’ingénierie contribue aux transformations épistémologiques actuelles. Plusieurs sujets de philosophie des sciences sont ici concernés : la multiplicité des raisonnements mobilisés pour résoudre les problèmes, la diversité des causalités dont celle, particulière, liée au couplage, l’intrication des phénoménalités, la spécificité ceteris non paribus des systèmes dans leur rapport aux lois physiques ainsi que l’entrée de la systémique dans la « pensée complexe ». Car les systèmes artificiels élaborés nous apparaissent bien complexes du fait des difficultés calculatoires qu’ils engendrent, mais surtout par leurs caractères multiphysiques, autorégulés, aléatoires, structurellement élaborés, etc. Le sentiment d’inaccessibilité qu’ils suscitent met au défi les ingénieurs d’innover et d’en proposer, malgré tout, des modèles efficaces.