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La jeune fille verte
EAN : 9791041822126
Édition papier
EAN : 9791041822126
Paru le : 20 oct. 2023
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- EAN13 : 9791041822126
- Réf. fournisseur : 313622
- Date Parution : 20 oct. 2023
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 132
- Format : H:210 mm L:148 mm E:8 mm
- Poids : 182gr
- Résumé : L'averse sonore battit le feuillage un moment, dÈcrut, s'Èvapora; et, peu ‡ peu, tout redevint un Èclatant silence. Dans la salle au sol alternÈ de marbre et d'ardoise, o ̆ Vitalis Paschal mangeait des prunes de Mirabelle, ces beaux fruits, posÈs devant lui sur des feuilles de figuier, Ètaient pareils aux boules rÈpandues d'un collier d'ambre; et le parfum en pÈnÈtrait jusqu'‡ son coeur. De la pointe de ses doigts, il en choisit une, très grosse, qui semblait faite d'or et d'Èclat; et, se renversant en arriËre, y mordit d'un air amoureux: ́A quoi donc songeait son patron, Me BeaudÈsyme, de pÍcher le tocan par cette chaleur.a Et il contempla en baillant les jalousies qu'on eut dit que le jour rayait de flammes. L'eau goutte ‡ goutte, sous la varangue, ne s'entendait presque plus; ni dans le verger, le long des rigoles, o ̆ la consumait le soleil. Ce peu de pluie d'orage n'avait fait que battre la poussiËre, comme pour en confondre l'odeur avec celle des pommes rougissantes, et d'une glycine ‡ demi dÈvorÈe du soleil. Vitalis essaya de se remettre au travail. Dans une chemise ouverte sur la table, o ̆ les minutes dormaient, d'un hÈritage riche en litiges, il en saisit une, au hasard. L'avouÈ d'une ville voisine avait noirci son papier de vocables sauvages, de chiffres, et priÈ Me BeaudÈsyme de les homologuer, encore que ce ne f ̊t point l‡ besogne de notaire. Mais ses clients le jugeaient universel. Ce n'est pas moins le clerc qui en fut chargÈ, dont il murmurait entre tant.
- Biographie : Paul-Jean Toulet, né à Pau (Basses-Pyrénées) le 5 juin 1867 et mort à Guéthary (Basses-Pyrénées) le 6 septembre 1920, est un écrivain et poète français, célèbre pour ses Contrerimes, une forme poétique qu'il a créée. Paul-Jean Toulet perd sa mère à sa naissance. Tandis que son père regagne l'île Maurice, il est confié à un oncle de Bilhères, dans la vallée d'Ossau. Il séjourne trois ans à l'île Maurice où se sont installés ses parents (1885-1888) puis un an à Alger (1888-1889), où il publie ses premiers articles. Il arrive à Paris en 1898. L'année suivante il rencontre la romancière Yvonne Vernon (Noby) avec qui il a une liaison ; le couple échange de nombreuses lettres1. C'est là qu'il se forme véritablement, sous la tutelle de Willy, dont il est l'un des nombreux nègres, notamment pour Maugis en ménage. Colocataire du futur prince des gastronomes, Curnonsky, il fréquente les salons mondains et les boudoirs demi-mondains qu'il évoque dans Mon amie Nane. Il travaille beaucoup et se livre à divers excès, dont l'alcool et l'opium. Il collabore à de nombreuses revues, dont la Revue critique des idées et des livres de Jean Rivain et Eugène Marsan. De novembre 1902 à mai 1903, il effectue un voyage qui le mène jusqu'en Indochine. Il quitte définitivement Paris en 1912 pour s'installer chez sa soeur, à Saint-Loubès, au château de la Rafette, où leur tante maternelle vit avec son mari Aristide Chaline, qui a racheté le château. Paul-Jean est un familier des lieux, qui auront l'honneur de plusieurs Contrerimes. Puis à Guéthary, où il se marie. Ses dernières années sont assombries par la maladie. Pendant ce temps, un groupe de jeunes poètes, dont Francis Carco et Tristan Derème, prenant son oeuvre en modèle, s'appellent « poètes fantaisistes ».









