La dette publique. Une histoire française

EAN : 9791043100024
BERNARD ALEX
Édition papier

EAN : 9791043100024

Paru le : 12 juil. 2026

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  • EAN13 : 9791043100024
  • Réf. fournisseur : 459088
  • Date Parution : 12 juil. 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 46
  • Format : H:190 mm L:120 mm E:4 mm
  • Poids : 60gr
  • Résumé : ce court essai d'Alex Bernard plonge le lecteur dans une investigation minutieuse et chiffrée sur la réalité vertigineuse de la dette publique de la France. En 2026, la dette souveraine française a officiellement franchi le cap des 3 536 milliards d'euros, s'établissant à 117,5 % du produit intérieur brut (PIB). Loin des discours politiques rassurants qui affirment qu'un Etat ne fait jamais faillite, cette enquête révèle que le fardeau de la France est devenu le plus lourd de toute la zone euro en valeur absolue, dépassant même celui de l'Italie. Le premier mythe déconstruit par l'auteur est celui de l'immunité historique de la Nation contre la banqueroute. L'histoire démontre que depuis la création du Trésor public en 1190 sous Philippe Auguste, la France a fait défaut à neuf reprises sur sa dette souveraine. Des spoliations orchestrées par Philippe IV le Bel à la brutale "banqueroute des deux tiers" imposée en 1797 sous le Directoire pour ruiner les créanciers, le défaut de paiement est une véritable tradition française. L'abbé Terray, sous Louis XV, théorisait même sans complexe la nécessité d'une faillite par siècle pour purger les comptes de la Nation. En disséquant la "machine à déficits" moderne, l'ouvrage identifie une bascule fatidique en 1974 : depuis cette date, la France n'a plus jamais voté un seul budget à l'équilibre, cumulant ainsi 52 années de déficits ininterrompus. Cette spirale destructrice est alimentée par neuf facteurs cumulatifs, incluant une croissance faible, le vieillissement démographique, des crises successives (dont 270 milliards d'euros pour le seul Covid-19) et des choix politiques non financés . Contrairement à la période des Trente Glorieuses où une forte croissance couplée à l'inflation avait fait fondre la dette de 160 % à moins de 30 % du PIB , l'inflation contemporaine agit désormais comme un poison lent. Elle renchérit directement le coût des emprunts, notamment à travers les obligations indexées (OATi) qui ont généré une surcharge inouïe estimée à 15 milliards d'euros pour la seule année 2022. Plus inquiétant encore, l'auteur met en lumière les dossiers noirs et méconnus dissimulés par Bercy. Au-delà des chiffres officiels au sens de Maastricht, l'Etat cache près de 4 000 milliards d'euros d'engagements "hors-bilan", englobant notamment 1 478 milliards d'euros de promesses de retraites non provisionnées pour ses seuls fonctionnaires. Si la France devait appliquer les normes comptables internationales de transparence IFRS du secteur privé, la dette réelle exploserait pour atteindre 180 % du PIB. L'ouvrage alerte solennellement sur l'effet "boule de neige", un piège mathématique qui se referme lorsque les taux d'intérêt dépassent la croissance économique nominale. En 2026, la seule charge des intérêts va engloutir 74 milliards d'euros, devenant officiellement le tout premier poste de dépense budgétaire de l'Etat, écrasant littéralement les budgets alloués à l'Education nationale et à la Justice. Sur la scène internationale et européenne, le compte à rebours est relancé et la crédibilité du pays vacille. L'écart de taux (le fameux "spread") avec le Bund allemand, véritable thermomètre de la peur des marchés, s'est dangereusement creusé pour atteindre les 80 points de base. La France emprunte désormais parfois plus cher que l'Espagne ou le Portugal, pays qui ont pourtant assaini leurs finances. Conséquence logique de cette dérive : des agences de notation comme Fitch et Standard & Poor's ont dégradé la note souveraine de la France à "A+", tandis que Bruxelles a déclenché une procédure officielle pour déficit excessif...
  • Biographie : Alex Bernard, journaliste et criminologue, a collaboré comme profiler avec le FBI sur de nombreuses enquêtes. Il se consacre aujourd'hui à l'écriture. Il est l'auteur d'écrits sur les cold-cases au USA et dans le reste du monde.
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