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La dangerosité saisie par le droit pénal
EAN : 9782130574750
Paru le : 25 oct. 2011
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- EAN13 : 9782130574750
- Réf. éditeur : 287241
- Collection : VOIES DU DROIT
- Editeur : PUF
- Date Parution : 25 oct. 2011
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 320
- Format : H:215 mm L:135 mm E:19 mm
- Poids : 386gr
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Résumé :
L’irruption de la dangerosité en politique criminelle, en France comme dans de nombreux pays, s’analyse comme une rupture ou une mutation qui transgresse les assises du droit pénal classique, elle serait l’effet d’un principe de précaution perverti et de l’utopie du risque zéro.
En un temps où trop souvent l’exploitation de faits divers dramatiques tient lieu de moteur pour la politique pénale au nom d’un principe de précaution perverti et de l’utopie du risque zéro, la dangerosité est saisie par le droit pénal.
Cet ouvrage est consacré au mouvement d’affranchissement néo-positiviste d’avec le droit pénal classique, non sans réserves, non sans freins. Le paradoxe de ce début de XXIe siècle réside dans une invocation et des garanties croissantes des droits fondamentaux et des droits de l’homme sans scrupule pour les exceptions comme la rétention de sûreté.
Le lecteur mesurera le poids des peurs individuelles et collectives?; comprendra la stigmatisation jusqu’à l’irrationnel de figures dangereuses qui ne sont pas partout les mêmes?; s’interrogera sur les faiblesses de l’évaluation de la dangerosité psychiatrique, criminologique et pénitentiaire ici ou là?; devinera dans le durcissement et le caractère aléatoire de la réaction sociale au crime la dangerosité de la dangerosité comme assise du droit pénal. Ce sont les fondements du droit pénal classique qui sont ébranlés voire bafoués?: le principe de légalité, le principe de nécessité, le principe de proportionnalité, la présomption d’innocence.
Déjà en 1982, Jean Carbonnier écrivait?: «?Les modernes ont mis en forme criminologique cette méfiance ancestrale, et c’est la théorie de l’état dangereux?: le menu fait symptomatique devrait être soigné, sinon puni, non pour le peu qu’il est, mais pour l’abîme qu’il dévoile?». Ne sommes-nous pas en train de bâtir sur le sable une société de la peur où l’égale dignité de chaque être humain est en danger sans que pour autant des gages nouveaux de sécurité accrue et de protection publique soient donnés??














