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La connaissance scientifique du monde social
Materiologiques - EAN : 9782373615340
Édition papier
EAN : 9782373615340
Paru le : 1 nov. 2026
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- EAN13 : 9782373615340
- Editeur : Materiologiques
- Date Parution : 1 nov. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Nombre de pages : 220
- Format : H:240 mm L:160 mm E:17 mm
- Poids : 500gr
- Interdit de retour : Retour interdit
-
Résumé :
Les sciences sociales sont-elles, ou peuvent-elles être, des sciences comme les autres ? Cet ouvrage propose de réactualiser le débat sur le monisme et le pluralisme épistémologique en le cadrant à partir des buts épistémiques poursuivis par les diverses disciplines à vocation scientifique : peuvent-elles ou doivent-elles toutes (1) poursuivre les mêmes buts épistémiques, et si oui, (2) être soumises aux mêmes contraintes de justification ?
De ce point de vue, nous dégageons trois positions épistémologiques possibles : une position pluraliste forte considérant que chaque discipline a ses propres buts épistémiques qui dépendent du type d’objets étudiés et ne peuvent donc pas être jugées selon les mêmes critères ; une position moniste forte soutenant que pour être scientifique, une discipline doit poursuivre un ensemble de buts bien déterminés et être jugée selon des critères qui ne dépendent que de ces buts ; et une position intermédiaire, selon laquelle les disciplines à vocation scientifique, et plus particulièrement les sciences sociales ici, peuvent poursuivre les mêmes buts épistémiques que les sciences naturelles (indépendamment de la poursuite éventuelle d’autres buts) et, le cas échéant, doivent être jugées selon les mêmes critères.
Dans cet ouvrage, nous défendons cette dernière position selon un dispositif argumentatif se déployant en trois temps. Après avoir catégorisé les différents arguments classiquement donnés pour soutenir une position pluraliste forte, nous leur opposons des contre-arguments théoriques pour finalement enrichir la défense d’une position moniste intermédiaire par des exemples concrets de courants contemporains en sciences sociales qui, tout en produisant des connaissances scientifiques authentiques sur le monde social, ne semblent pas requérir d’épistémologie drastiquement distincte de celle ayant cours en sciences naturelles.