La condition animale

Mare Martin - EAN : 9782849341940
DELAGE PIERRE-JEROME
Édition papier

EAN : 9782849341940

Paru le : 25 févr. 2016

71,00 € 67,30 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782849341940
  • Réf. fournisseur : G24306
  • Collection : BIBLIOTHEQUE DE
  • Editeur : Mare Martin
  • Date Parution : 25 févr. 2016
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 1014
  • Format : H:240 mm L:160 mm E:50 mm
  • Poids : 1.554kg
  • Interdit de retour : Retour interdit
  • Résumé :

    La tradition occidentale a édifié une frontière intangible entre l'Homme et l'animal, a fait de l'un l'antithèse de l'autre : le premier a été dit un individu supérieur, un être-tout, le second un individu inférieur, un être-rien. Le Droit a relayé ce dualisme : il a institué l'Homme en tant que personne et sujet de dignité ; il a installé l'animal dans la catégorie des choses, et lui a assigné une valeur seulement utilitaire.

    Des contestations, cependant, s'élèvent : certains veulent humaniser l'animal, aligner sa condition sur celle de l'Homme ; ils désirent que soient attribués à la bête une dignité, la personnalité juridique et plusieurs des droits subjectifs humains. Cette tentation humanisante, toutefois, doit être récusée, car elle porte le péril de l'animalisation de l'Homme : à égaliser les conditions de l'humain et de l'animal, on risque, en effet, plutôt que de traiter la bête comme un Homme, de traiter l'humain comme une bête. Il faut donc, impérativement, maintenir la frontière Homme/animal : non pas au motif de la supériorité de l'Homme sur la bête, mais pour éviter qu'à l'Homme, si fragile, si vulnérable qu'il est, il soit fait une condition animale. Cependant, l'animal est lui aussi un être vulnérable, qui peut faire l'objet de traitements contraires à son essence même. Cette essence animale, il est proposé de l'appeler l'"esséité".

    Une esséité qui, pour ne pas se confondre avec la dignité humaine et ne pas commander la personnification juridique de l'animal, appellerait par contre l'instauration, au profit de la bête, d'une protection pénale absolue : n'interdisant pas son institution en tant que chose juridique, elle prohiberait catégoriquement, en revanche, tous agissements ou pratiques via lesquels l'animal serait ramené au rang de chose pure, c'est-à-dire à l'état de matière inerte, insensible, de simple substance vide de respectabilité.

Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.