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LA BÉNÉDICTION DE BABEL
Cerf - EAN : 9782204040372
Édition papier
EAN : 9782204040372
Paru le : 16 févr. 1990
31,00 €
29,38 €
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- EAN13 : 9782204040372
- Réf. fournisseur : 311579
- Collection : NUIT SURVEILLEE
- Editeur : Cerf
- Date Parution : 16 févr. 1990
- Disponibilite : Manque sans date
- Barème de remise : NS
- Format : H:100 mm L:100 mm E:20 mm
- Poids : 701gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : On n'honore pas assez la « vérit?, si on la laisse à la simple méditation solitaire : elle est trop savoureuse pour n'être pas offerte et elle n'a pas à craindre l'épreuve de la « communication ». La parole marquée de la limpidité du vrai s'atteste elle-même. Mais cela n'implique-t-il pas l'unicité de la parole qui dit vrai, au moins pour la question qui l'occupe ? Dans la recherche de la vérité, « la diversité des langues » peut-elle être autre chose qu'un malheureux accident de parcours, le châtiment peut-être de quelque faute, pour laquelle l'humanité a suffisamment payé pour pouvoir espérer une remise de peine ? C'est là une des façons dont le « récit biblique de Babel » a bien souvent été entendu, dans une des sources de la pensée occidentale. Et pourtant, est-il tellement sûr qu'une langue unique aurait mieux honoré la vérité ? Les longs chemins, dont il faut déchiffrer les traces, et qui multiplient les compagnonnages, nourrissent le désir du terme. Si la diversité des langues, et la confusion qu'elle entraîne d'abord est un mal, il se peut que ce soit un mal moindre que celui de la langue unique. Peut-être même pourra-t-elle se révéler riche en fruits : comme bénédiction. C'est dans cette direction qu'allait Kant, lorsqu'il ouvrait la « Méthodologie » de la « Critique de la raison pure » par une reprise du récit de Babel, en demandant de renoncer à s'installer dans la tour prétentieuse, celle de la métaphysique dogmatique, qui ne pouvait conduire qu'à la confusion, et de se remettre en marche, à partir de la modeste maison bâtie au champ de l'expérience, pour continuer patiemment le progrès du savoir. C'est une façon d'énoncer le « projet critique en son entier », si bien qu'une image prise de la Bible se laisse repérer dans les couches profondes d'une des oeuvres fondatrices de la pensée contemporaine.



















