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L'Échelle céleste dans l'art du Moyen Âge
Flammarion - EAN : 9782080816399
Édition papier
EAN : 9782080816399
Paru le : 6 mai 1999
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- EAN13 : 9782080816399
- Réf. fournisseur : S21177
- Collection : CHAMPS
- Editeur : Flammarion
- Date Parution : 6 mai 1999
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 368
- Format : H:178 mm L:108 mm E:16 mm
- Poids : 255gr
- Résumé : L'art médiéval fait une large place à la scène de l'Échelle de Jacob, décrite dans la Genèse : Jacob endormi voit en songe les anges montant et descendant une échelle dressée de la terre au ciel, et au sommet de laquelle se tient Dieu. Mais à partir d'une interprétation, apparue chez les Pères de l'Église, qui fait de l'échelle de Jacob le modèle du chemin proposé aux hommes, un autre thème iconographique, celui de l'échelle céleste, se développe dans l'art du Moyen Âge. Du IVe au début du XVIe siècle, l'échelle céleste que le chrétien est appelé à gravir pour se rapprocher du ciel, est représentée dans l'enluminure, la fresque, la sculpture ou la gravure. Des récits des premiers chrétiens à saint Benoît, saint Bernard, Bonaventure, Dante ou Christine de Pisan, elle s'intègre dans des spiritualités diverses, s'épanouissant au XIIe siècle dans le monde monastique, avant d'être associée à partir du XIIIe siècle aux oeuvres didactiques et morales, en particulier chez les ordres mendiants, puis à la mystique féminine et à la dévotion des laïcs. Allégorie de l'ascension spirituelle, l'échelle céleste exprime à la fois un fervent désir du ciel, mais aussi des notions capitales de la pensée religieuse médiévale : une cosmologie et une topographie spirituelle, permises par une doctrine de la Création comprise comme séparation des espaces et relation entre eux ; une histoire du monde où la Chute fait perdre à l'homme la place originelle, l'Incarnation du Christ rétablissant la voie qui permet le retour ; une théologie et une mystique, concevant l'élévation spirituelle comme une progression par degrés. Cette allégorie est aussi la reprise du thème néo-platonicien de la remontée vers le lieu d'origine, mais à travers la conception spécifiquement chrétienne que lui donne la théologie de l'Incarnation. Car l'échelle céleste est une image paradoxale, qui invite à l'élévation par l'abaissement, et qui ne sépare pas la montée - par la contemplation - de la descente - par compassion. À travers l'analyse d'un ensemble d'oeuvres jamais réuni jusque-là, cet ouvrage montre l'apport majeur d'un thème iconographique original et fécond à la pensée médiévale du ciel et du salut.













