L'AFFAIRE KRAVTCHENKO

Actes Sud - EAN : 9782868695697
BERBEROVA NINA
Édition papier

EAN : 9782868695697

Paru le : 10 août 1993

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  • EAN13 : 9782868695697
  • Réf. éditeur : 043114
  • Collection : MEMOIRES, JOURN
  • Editeur : Actes Sud
  • Date Parution : 10 août 1993
  • Disponibilite : Manque sans date
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 304
  • Format : 2.20 x 11.50 x 21.70 cm
  • Poids : 345gr
  • Résumé : Quand s'ouvre le procès Kravtchenko contre les Lettres françaises, le 24 janvier 1949, il apparaît tout de suite que ce procès en diffamation va tourner au procès du régime soviétique et que la question de fond qui est posée là est celle de l'existence de camps de concentration en URSS. Les Lettres françaises appellent des témoins prestigieux qui affirment sous serment qu'il n'y en a pas et qu'il ne saurait y en avoir. On n'a encore entendu parler ni d'Une journée d'Ivan Denissovitch, ni de Soljenitsyne, ni du mot "goulag". Kravtchenko, lui, a fait venir des victimes, des "personnes déplacées". Et parmi ces témoins, une femme, Margarete Buber-Neumann, dont le témoignage produit un effet considérable.

    Nina Berberova (qui passe sa dernière année en France) se trouve sur les bancs de la presse. Elle a compris ce qui se joue dans ces débats : non pas le sort de Kravtchenko, auquel elle ne s'intéresse guère, mais... la vérité. Sa stupeur d'émigrée consternée par l'aveuglement des témoins de la défense, sa révolte contre le prestige usurpé d'un pouvoir criminel, et sa détermination à saisir l'occasion du procès pour contribuer, si peu que ce soit, à l'émancipation de l'opinion occidentale, lui inspirent des portraits, de petits commentaires incrustés dans le compte rendu, parfois simplement des sous-titres - mais ils sont acérés comme des fléchettes d'acier. (...)

    C'est cela, l'effet Berberova : la rigueur du compte rendu, l'acuité du regard, la nécessité de la justice et l'efficacité du style.


    Extrait de l'avant-propos d'Hubert Nyssen
  • Biographie : Traducteur passionné, André Markowicz a notamment traduit pour la collection Babel l'intégralité de l'oeuvre romanesque de Dostoïevski (vingt-neuf volumes), mais aussi le théâtre complet de Gogol ou celui de Tchekhov (en collaboration avec Françoise Morvan). Tout son travail tend à faire passer en français quelque chose de la culture russe, et notamment de la période fondamentale du XIXe siècle.
    «Le Soleil d'Alexandre »(2011) est son grand oeuvre, qui vient éclairer et compléter toutes ses publications et lectures ainsi que la traduction en Babel d'«Eugène Onéguine» (Babel n° 924) et du recueil «Le Convive de pierre et autres scènes dramatiques» (Babel n° 85) de Pouchkine, ou encore la pièce de Griboïédov «Du malheur d'avoir de l'esprit» (Babel n° 784).

    André Markowicz est lauréat du prix de traduction Nelly Sachs 2012.
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