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Journal (1889-1937) – Coffret de 2 volumes
EAN : 9782735123421
Paru le : 20 avr. 2017
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- EAN13 : 9782735123421
- Réf. fournisseur : 121067-02
- Collection : PASSAGES
- Editeur : Msh Paris
- Date Parution : 20 avr. 2017
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 201
- Format : H:240 mm L:170 mm E:60 mm
- Poids : 1.963kg
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Résumé :
Le comte Harry Kessler (1868–1937) est une figure essentielle de la vie des arts en Europe à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Sa triple éducation allemande, anglaise et française le voue dès l'origine à une mobilité qui devient bientôt le maître-mot de son existence de collectionneur et de mécène, de critique, de directeur de musée. Resté longtemps inédit, le Journal qu'il a tenu pendant près de soixante ans en est le dépôt et le témoin assidu. Les quelque dix mille pages manuscrites de ses carnets livrent un document exceptionnel, le miroir alerte et sensible où Kessler capte sur le vif les mouvements qui ont agité les idées, la société, la politique et les arts à Paris, Berlin, Londres ou Bruxelles entre 1890 et la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Les deux volumes de la présente édition s'attachent en particulier aux considérations et aux propos sur l’art et les artistes de son temps. Lecteur de Nietzsche, Kessler a toujours vu dans l’art « le grand stimulant de la vie », il veut en faire le ferment et le levier, sinon d’une révolution, du moins d’une réforme et d’un progrès des esprits. À cette fin, il s’engage avec passion dans les débats esthétiques d’une époque aussi inquiète que féconde, il visite les ateliers, fréquente les artistes, les soutient et les impose contre le carcan des académismes, le conservatisme de la politique impériale et les idéologies délétères de la République de Weimar. Dans ce combat, l’art et les artistes français tiennent la vedette. Kessler en est l’infatigable champion, le passeur diligent et avisé, au moment où s’invente en Allemagne, avec Hugo von Tschudi à Berlin ou Alfred Lichtwark à Hambourg, l’idée même du musée moderne.
- Biographie : <p>Sophie Goetzmann est titulaire d'un doctorat en histoire de l’art contemporain, pour lequel elle a bénéficié d’une bourse de la fondation Gerda Henkel (2012-2015). Elle a étudié l’histoire de l’art à l’université Paris-Sorbonne et à la Freie Universität de Berlin dans le cadre d’un échange universitaire. Elle a été chargée de recherche (2011/2012) puis conseillère scientifique (2017 et 2019) au Centre allemand d’histoire de l’art (DFKParis). Elle a enseigné au sein de plusieurs universités (université Paris1 Panthéon-Sorbonne, université catholique de l’Ouest à Angers, université de Reims Champagne-Ardenne) ainsi qu’à l’École du Louvre; en 2020/2021 elle est ATER à l’université Paris-Sorbonne. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire culturelle de l’Apocalypse en Europe et dans les avant-gardes. <em>«Et les grands cris de l’Est»</em> est son premier ouvrage, fruit des recherches qu’elle a menées sur la réception critique de Robert Delaunay à Berlin en 1912-1914.</p> <p>Bibliographie:</p> <p>«Herwarth Walden, galeriste berlinois des avant-gardes françaises: internationaliste militant ou stratège nationaliste?», dans Hélène Ivanoff et Denise Vernerey-Laplace (dir.), <em>Les artistes et leurs galeries (1900-1950). Paris-Berlin</em>, t.2, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2020, p.155-163.</p> <p>«Le Disque de Robert Delaunay. Débats et controverses autour d’une œuvre aux origines de l’art abstrait», <em>Cahiers du Musée National d’Art Moderne</em>, n°150, hiver 2019/2020, p3-15.</p> <p>«French artists at the art gallery "Der Sturm". Herwarth Walden and German Nationalism during the 1910s», dans Monica Cioli, Maurizio Ricciardi et Pierangelo Schiera, <em>Traces of Modernism. Art and Politics from the First World War to Totalitarianism</em>, Francfort-sur-le-Main/New York, Campus-Chicago University Press, 2019, p.37-47.</p> <p>«Kristallines und Abstraktes in Robert Delaunays Werk der Vorkriegszeit», dans Nina Schallenberg (dir.), <em>Stimme des Lichts – Delaunay, Apollinaire und der Orphismus</em>, cat. exp., Ludwigshafen, Wilhelm-Hack-Museum, Munich, Hirmer Verlag, 2017, p.136-149.</p> <p>«“Here, everything moves; nothing is dead here”. Perpetuum mobile and time control in the work of Paul Scheerbart and Bruno Taut», dans Michael Zimmermann (dir.), <em>Vision in motion. Streams of sensation and configurations of time</em>, Berlin/Zurich, Diaphanes, 2016, p.375-388 (<a href="https://www.diaphanes.fr/titel/vision-in-motion-2794">https://www.diaphanes.fr/titel/vision-in-motion-2794</a>).</p> <p>«Meidner’s urban iconography. Optical destruction and visual apocalypse», dans Marco Folin et Monica Preti (dir.), <em>Wounded Cities. The representation of urban disasters in European art (14th-20th centuries)</em>, Leiden, Brill, 2015, p.164-178.</p> <p>«Sonia Delaunay au Salon d’automne allemand», dans Anne Montfort et Cécile Godefroy (dir.), <em>Sonia Delaunay, les couleurs de l’abstraction</em>, cat. exp. Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2014/2015, p.82-85.</p> <p>«De “chercher à voir” à “apprendre à voir”: Ludwig Meidner et les <em>Tours Eiffel</em> de Robert Delaunay», <em>Zeitschrift für Kunstgeschichte</em>, vol.74, n°4, 2011, p.517-536.</p> <p>Participation au documentaire de Martina Müller, <em>Im Rausch der Farben. Klee, Marc, Macke und Delaunay</em>, ARTE, décembre 2013 (<a href="https://www.planet-schule.de/sf/php/sendungen.php?sendung=9441">https://www.planet-schule.de/sf/php/sendungen.php?sendung=9441</a>).</p>



















