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Joseph Inguimberty
Pentcheff - EAN : 9782746645028
Édition papier
EAN : 9782746645028
Paru le : 10 juin 2012
45,00 €
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- EAN13 : 9782746645028
- Editeur : Pentcheff
- Date Parution : 10 juin 2012
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 208
- Format : H:24 mm L:32 mm
- Poids : 1.2kg
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : Joseph Inguimberty est originaire de Marseille. Pourtant, son parcours artistique l'éloigne rapidement de sa région natale. Il la quitte d'abord pour Paris où il va poursuivre son apprentissage à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs. Puis en 1925, il suit Victor Tardieu qui lui confie un poste à l'Ecole des Beaux-Arts de Hanoï. Il y restera plus de vingt ans, à vivre et travailler au plus près de la jeune génération d'artistes locaux, accompagnera par son enseignement les prémices de l'art moderne au Viet Nam. De retour en France, s'il garde un pied à terre à Marseille, il installe son foyer à Menton, d'où est originaire son épouse. Il trouve ses motifs dans les paysages de l'arrière-pays provençal, les oliveraies et les champs de lavande au pied des Alpilles. Depuis Menton, il explorera aussi les villages de la vallée de la Roya, de part et d'autre de la frontière italienne. Il se rend régulièrement sur les quais de la Joliette, qui lui avaient inspiré dans les années 1920 de monumentales compositions consacrées au travail des dockers. Il peint désormais des môles dépouillés, qui donnent un aperçu de l'immensité du domaine portuaire. Il arpente aussi les calanques, toujours accompagné de son nécessaire de peinture. Inguimberty n'a jamais consenti à peindre autrement que sur le motif. Au Viet Nam, par delà la polémique coloniale, Inguimberty est aujourd'hui salué comme l'un des peintres majeurs de l'histoire du pays. Dans des compositions franches et directes, il a su mieux que quiconque apprivoiser les secrets de la campagne tonkinoise, du delta et de ses habitants. Lorsqu'il rentre, Inguimberty parcourt sans cesse les paysages de Provence à la recherche du motif. Tout est comme embué par la torpeur de l'Indochine. Il peint les champs de lavande comme une réminiscence des rizières, toujours sous l'envoûtement de l'ailleurs. Son oeil doit reconstruire les volumes occidentaux, capter la lumière du Midi. Pour y parvenir, il recrée une dimension qui lui est propre, peint la Provence mais garde la mémoire de l'Asie : aplats, juxtapositions de couleurs créantles volumes, élancement des formes, sérénité et élégance de l'ensemble. Il inaugure un art qui nimbe intelligemment les paysages familiers de la Provence d'un sentiment de lointain, qui semble vouloir s'abstraire de l'espace et du temps. Un art qui se joue des frontières.
