Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
John reitz 1899 - 1982
Slatkine - EAN : 9782832106396
Édition papier
EAN : 9782832106396
Paru le : 20 nov. 2014
39,00 €
36,97 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782832106396
- Réf. fournisseur : 430965
- Editeur : Slatkine
- Date Parution : 20 nov. 2014
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 144
- Format : H:235 mm L:155 mm E:10 mm
- Poids : 378gr
- Résumé : Ce livre ouvre sur un portrait photographique de John Reitz et le ton est donné : celui d'un peintre malin, plein d'humour et de créativité. Quelque chose de baconien, dans cette photo, la manière de se plier à la pose, à moins qu'il ne se la soit lui-même imposée. Un décalage immédiat, une envie de jouer. Que l'on retrouve dans toute son œuvre. On a affaire à un artiste rayonnant. De ceux qui ne prétendent rien cependant, se méfient de toute pose, ce qui explique probablement pourquoi John Reitz a passé entre les mailles du temps. Personne ne le connaît. Ils sont ainsi plusieurs, à Genève, peut-être faut-il mettre ce constat sur le compte de la culture ambiante ici, toute exposition tapageuse, jusqu'à il y a peu, était vécue comme suicidaire. Au cœur même du réalisme ¿ avec cette sculpture Jeune femme nue à genoux mains nouées derrière le dos, dans une singulière position d'attente ce dessin de la Dame au chapeau, dont les traits débordent audacieusement du cadre ou encore cette encre de Chine de La poule, dont le trait anticonformiste ferait hurler l'Académie ¿ nombreux sont les sujets de Reitz annonçant la rébellion discrète. Il n'est guère étonnant que dans la foulée de ce réalisme trompeur John Reitz se soit essayé au constructivisme. Encore moins qu'il nous surprenne en s'y jetant avec un art consommé du contre-pied : le mécanisme de ses complications semble comme broyé lui-même par l'extraordinaire luminosité dont il parvient à les affubler, coupant l'herbe sous le pied à tout discours pragmatique. L'homme John Reitz n'est plus là, mais son œuvre est si vivante ! Enseignant sur le tard à l'Ecole des Arts décoratifs de Genève, il fera une incursion dans le monde de la mode qui montre à quel point il n'en était pas dupe. Son génial paravent triptyque art déco fait un sort définitif au constructivisme et son esquisse de portrait de la chanteuse Marie Dubas décoche un sourire qui nous ramène au sien propre, dans la première photo de lui évoquée en début de ce texte. Un artiste, comme l'écrivent pertinemment Tamara et Olivier Veyrat, à la posture modeste. Mais qui ne doit pas empêcher chacune et chacun de se replacer selon son désir dans le mouvement général de l'art. Serge Bimpage
