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Jerada, ce lieu
Incipit En W - EAN : 9791096238040
Édition papier
EAN : 9791096238040
Paru le : 9 sept. 2017
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- EAN13 : 9791096238040
- Editeur : Incipit En W
- Date Parution : 9 sept. 2017
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 90
- Poids : 173gr
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Résumé :
Jerada est une ville minière située dans le Maroc oriental, à 60 km au sud de la wilaya d’Oujda, près de la frontière algérienne. La région a hérité des charbonnages d’un patrimoine d’une valeur inestimable. La ville elle-même est témoin d’une histoire industrielle et sociale particulière qui remonte au protectorat français.
Au début des années 1950, Jerada était divisée en quatre parties distinctes : la cité européenne, le quartier des ingénieurs, la cité des agents ou « cité des évolués » (chefs porions, contremaîtres, ingénieurs assimilés...) et le village ou « cité marocaine », celle des ouvriers et des mineurs. Jerada est composée de petites maisons cubiques et uniformes, alignées le long des rues tracées au cordeau.
Selon qu’ils étaient mariés ou célibataires, zoufria , les ouvriers logeaient dans la zone qui correspondait à leur statut familial.
Les mineurs et les ouvriers marocains venaient de différentes régions du pays.
À la jonction des quatre zones est fondée la “cité indigène” à côté des bâtiments des Affaires indigènes ou zai et des Kissaria, des galeries dans lesquelles s’organisait l’espace commercial.
Les Européens – encadrement et maîtrise – habitaient une résidence à part, avec ses pavillons et ses immeubles aux toits à doubles pentes en tuiles rouges rappelant l’architecture et l’urbanisme des villages européens.
Cette juxtaposition des quartiers renforçait leurs caractères différenciés, ce qui en faisait des villes dans la ville.
En 2000 la mine fut fermée et la cité ouvrière entièrement démolie. Frappée par la crise Jerada s’est peu à peu vidée de sa population (environ 60.000 habitants). Parmi ceux qui n’ont pu quitter la ville, beaucoup sont astreints à des pratiques dangereuses de survie comme l’exploitation clandestine du charbon.
À travers ce récit, Abdelkader Benhar décline l’importance de cette cité minière particulière par une ballade en son cœur et en son histoire : Hassi Blal, la Maison des mineurs, le Cercle des ingénieurs, le hammam, le four de Moussa, le cinéma… comme il s’interroge sur les conséquences de la fermeture de sa mine.
Jerada, ce lieu est une mine d’information importante pour ses enfants, tous ceux qui ont vécu et travaillé dans cette cité, et tous ceux qui s’intéressent à ce patrimoine et plus généralement au Maroc.
Ouahib Mortada (traducteur)