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Intemporalité
Liber Mirabilis - EAN : 9782851230874
Édition papier
EAN : 9782851230874
Paru le : 20 janv. 2026
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- EAN13 : 9782851230874
- Collection : ABSOLITUDES
- Editeur : Liber Mirabilis
- Date Parution : 20 janv. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 312
- Format : H:200 mm L:130 mm
- Poids : 300gr
- Interdit de retour : Retour interdit
-
Résumé :
Il existe des questions si vertigineuses qu’elles défient toute réponse, des abîmes si profonds que les mots, en les frôlant, risquent de s’y perdre. L’intemporalité en est une. Ni concept ni simple cauchemar, elle hante l’homme comme une ombre portée par le temps lui-même.
C’est à cette énigme que nous confronte Marc LEQUIN dans Intemporalités.
Mais avant d’explorer, avant de mesurer l’abîme, il faut d’abord affronter la question dans sa nudité la plus crue. Car l’intemporalité commence là où le temps se déchire, là où l’homme, arraché au flux des jours se découvre prisonnier d’un présent absolu. Un présent où rien n’arrive jamais, où tout est déjà arrivé depuis toujours, sans témoin, sans mémoire, sans rédemption. C’est ce vertige qui se déploie avec la rigueur d’un diagnostic et la force d’un constat : et si nous n’avions jamais quitté l’intemporel ? Et si notre «épisode temporel» n’était qu’une parenthèse hystérique, une erreur ontologique ou une nostalgie programmée ? Et si, en cherchant à fuir cette prison, nous ne faisions que nous y enfoncer davantage ? L’intemporalité n’est pas une idée. C’est une expérience. Et c’est peut-être la plus redoutable qui soit parce que l’intemporalité est peut-être le cauchemar d’être arraché au flux du temps sans pour autant accéder à l’éternité. C’est peut-être l’éternité d’un Homme coincé dans une salle d’attente sans issue et condamné à exister dans un présent absolu et vidé de sens ; où rien n’arrive jamais et où paradoxalement tout est déjà arrivé depuis l’origine des origines sans que personne ne s’en souvienne ni ne puisse en témoigner. C’est peut-être le temps mort devenu l’unique temps possible. L’intemporalité est aussi peut-être une évidence accablante ou une malédiction ontologique ou encore le constat brutal que le temps n’a jamais réellement existé que comme illusion vitale et que son abolition révèle l’horreur nue de l’être. L’intemporalité c’est peut-être encore l’expérience de l’Être comme cadavre éternel. Tout n’est-il pas déjà mort depuis toujours et figé dans une immensité sans événement ? L’histoire, les civilisations, les passions et les drames humains sont-ils autre chose que des convulsions ridicules à la surface de cette immobilité première ? Le temps n’est-il qu’une parenthèse hystérique ouverte par l’erreur d’être né ? Et ce temps-là est-il ou non l’infini sans Dieu ? L’éternité sans sens ? La durée pure d’un caillou ou d’un cadavre qui n’en finit pas de ne pas pourrir ? Et l’homme qui y accéderait par la pensée, l’insomnie métaphysique ou l’ennui absolu pourrait-il ne pas devenir fou de lucidité ? Comprendrait-il que vivre c’est fuir cette intemporalité-là et que mourir ce n’est même pas y retourner puisqu’on n’en est jamais sorti ? Ou deviendrait-il sage ? Dirait-il que l’intemporalité est l’éternité d’avant la naissance, qui continue après la mort et qui en réalité n’a jamais été interrompue par notre ridicule épisode temporel ? L’intemporalité est-elle le test ultime de


