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Images vraies
Preau Collines - EAN : 9782914945028
Édition papier
EAN : 9782914945028
Paru le : 1 mai 2005
18,00 €
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- EAN13 : 9782914945028
- Editeur : Preau Collines
- Date Parution : 1 mai 2005
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 80
- Format : H:200 mm L:200 mm
- Poids : 250gr
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Résumé :
Nous sommes au-delà. Dans ce qui est le cœur de l’amour, de la littérature. Loin de l’apprêt. Loin des voiles suaves. Jours ordinaires, loin des rimes, de l’emphase, dans une lenteur somptueuse de la phrase. Mathieu Bénézet un grand poète un grand écrivain, un grand texte.
Et tout reviendrait dans un grand silence désirable ; une retrouvaille.
- Oui.
Est-ce possible ? Il faut un grand miroir ; l’abandon ou la naissance. Puisque tu es revenue.
Je ne crois pas le reste. Je ne veux pas.
- Oui.
C’est comme si j’étais l’ombre de la ruine d’un parc, sans odeurs accumulées. L’espace que tu me dis.
- Oui.
Je cherche une même surface à ton regard.
Une même existence. L’irrésolution.
Imagine.
La nuit et les mots imprononcés. Un écho entêtant. Masse brisée. Comment détruire ; comment brûler ?
Nous demeurions si tard parmi les étincelles et les choses consumées. Toujours, nous commençons le même voyage ; la même houle nous décentre et fait nos vies.
Il y a des chardons aux fleurs bleues grosses comme un poing.
- Je ne sais pas ; je me souviens m’être enfuie de tout mon rêve.
Je suis envahi de brumes, j’y songeais toujours lorsque je me suis incliné. Je ne m’explique pas mon embarras. Un instant je suis déséquilibré. Il y a des lumières dont l’intensité varie à mesure que je te regarde.
- Oui. Chaque nuit, vous allez sous le regard que jettent des
habitations pâles. Et le retour dans l’appartement au matin. Dormir. Dormir. Ne plus attendre. Ne plus comprendre.
Tu dors si mal que tu ne dors pas ; tu rêves si mal.
Poser une main sur le tissu couvrant ta jambe. Toucher.
Te toucher derrière l’oreille où la peau est nue, sous les cheveux coupés court. Un instant. Murmurer. Tu as murmuré.
- Oui.
Et vous vous détournez l’un de l’autre. Quelque chose de moins.
- Oui.
L’obstination que ça continue sans que l’on sache quoi.
- Oui.
Les chairs humaines, végétales.
- Mais pas le vide.
Depuis toujours ; depuis quand ? Le passage par les souvenirs d’école.
- Non.
J’ai pour conviction que ce n’est pas toi, pas maintenant, par peur que tu ne te brises, tu te casses. J’ai tenté de t’égayer.
Les villes traversées et d’autres imprécisions. Ne me regarde pas.
J’imagine une famille cloîtrée, claustrée, réfugiée autour d’une table. Parquée.
- Oui.
Il ne rêvent pas.
- Non.
Comme dans l’eau de mer quand les rochers affleurent. Une eau qui emplit tes yeux. Je ne vois pas d’asphodèles.
Même absente tu vas de toi à toi-même.
Ça fait comme si le son était coupé.
- Ils parlent devant moi comme devant un chat.
- Oui.
Ils sont là autour et se parlent. Je ne peux ouvrir les yeux. As-tu attaché ton regard au mien ? C’est l’histoire des miroirs, ce que j’appelle de plus en plus rarement l’histoire des miroirs. Quand ils sont là autour de moi. Est-ce toi ?
- Oui.
