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Ils partiront dans l'ivresse. Lyon : mai 1943, Londres : février 1944
EAN : 9782020069700
Paru le : 1 oct. 1984
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- EAN13 : 9782020069700
- Réf. fournisseur : SEL134266
- Editeur : Seuil
- Date Parution : 1 oct. 1984
- Disponibilite : Manque sans date
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 264
- Format : H:140 mm L:205 mm E:16 mm
- Poids : 240gr
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Résumé :
Lorsqu’elle débarque à Londres en février 1944 pour y mettre au monde son deuxième enfant, Lucie Aubrac est accueillie comme une héroïne de la Résistance française. Quelques années plus tard, lors d’un voyage aux Etats-Unis, elle trouvera par hasard dans un avion des « cartoons » américains racontant, en bandes dessinées, sa propre histoire. Mais qu’est-ce qu’une héroïne ?
Depuis quarante ans, Lucie Aubrac – peu soucieuse de gloriole – n’avait pas jugé nécessaire d’ajouter ses souvenirs personnels à la littérature résistante publiée ici et là. Peu de femmes pourtant étaient fondées autant qu’elle à témoigner sur ce que fut concrètement la vie quotidienne, l’état d’esprit et l’espoir têtu des militants de l’ombre. Partageant à Lyon avec son mari Raymond et ses camarades de l’animation du mouvement Libération , réussissant de nombreux « coups » spectaculaires, elle fut aussi et surtout l’une des protagonistes de l’ « affaire Jean Moulin ».
C’est la perspective du procès de Klaus Barbie et le comportement des défenseurs de l’ancien chef de la Gestapo qui l’avaient convaincue de sortir du silence. Elle reconstitue, ici, le journal de ses neuf mois de femme engagée dans la lutte – de mai 1943 à février 1944 - , période durant laquelle Jean Moulin fut trahi, arrêté et assassiné.
Neuf mois de combats, neufs mois de grossesse mais aussi neufs mois de la vie d’une femme acharnée à sauver l’homme qu’elle aime. Ce témoignage est à verser à l’histoire. Le récit, sans effets ni artifices, nous fait revivre de façon saisissante ce que furent au jour le jour ces années-là.
Le journal de Lucie Aubrac a été porté à l’écran par Claude Berri.
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Biographie :
Née le 29 juin 1912. Parents bourguignons. Agrégée d’histoire .
Décédée le 14 mars 2007C’est par un livre de souvenirs publié au Seuil, en 1984. (Ils partiront dans l’ivresse) que Lucie Aubrac s’est fait connaître – quarante-cinq ans après ! – des jeunes Français d’aujourd’hui. Cette authentique héroïne de la Résistance, en effet, avait refusé, après la Libération, tout poste officiel et s’était volontairement dérobée à la notoriété. Dans Ils partiront dans l’ivresse, livre écrit sur la suggestion de Simone Signoret qui avait été son élève avant la guerre, Lucie Aubrac avait brièvement raconté son combat dans la résistance lyonnaise et, notamment, la façon dont elle avait réussi – à la tête d’un commando- à arracher son mari, Raymond Aubrac, des griffes de la Gestapo.
Quelques années plus tard, sur fond de polémique au sujet de l’affaire Moulin, le film Lucie Aubrac , réalisé par Claude Berry et librement adapté du livre faisait connaître Lucie Aubrac , aujourd’hui octogénaire, à un plus vaste public encore.
Comme témoin-acteur de la Résistance, comme enseignante, puis comme grand-mère, Lucie Aubrac sait mieux que personne expliquer avec clarté et vérité aux enfants d’aujourd’hui ce que fut la Résistance. Ce talent de conteuse et de pédagogue lui a valu, depuis des années, d’être constamment invitée dans les écoles, les collèges, les lycées. Avec opiniâtreté et militarisme, elle a accepté ce « travail » qui lui vaut de visiter une centaine d’écoles chaque année. Le fait est que, chaque fois, elle parvient à passionner son auditoire. Qu’il s’agisse des élèves ou des enseignants.




