Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
Il était une fois les contes de fées
Seuil - EAN : 9782020491846
Édition papier
EAN : 9782020491846
Paru le : 15 mars 2001
45,60 €
43,22 €
Epuisé
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Manquant sans date
Notre engagement qualité
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782020491846
- Réf. fournisseur : SEL188495
- Editeur : Seuil
- Date Parution : 15 mars 2001
- Disponibilite : Manque sans date
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 576
- Format : H:160 mm L:190 mm E:40 mm
- Poids : 1.24kg
- Résumé : « Une fois il y avait, une fois il y aura, c’est le commencement de tous les contes. » Comme un monde souterrain qui n’attend que d’être redécouvert et de nous enchanter, la féerie vit avec nous, prête à nous séduire si nous nous laissons tenter par le « monde secondaire » du conteur. Ce royaume de l’enchantement n’est pourtant pas né avec le conte de fées littéraire. Le conte est d’abord oral, et donc universel. Il a habité notre Moyen Âge en unissant hommes et fées, comme dans Mélusine. Le genre littéraire ne naquit véritablement qu’avec un poète officiel, auteur d’un opuscule, Histoires ou Contes du temps passé : Charles Perrault. Paradoxe qui voit l’écrivain du Roi-Soleil célébrer les humbles avec Poucet ou moquer les rois avec le marquis de Carabas. Les « esprits guindés » pouvaient bouder leur plaisir, un genre était né, un feu d’artifice littéraire dont les bonnes fées avaient pour noms Aulnoy, L’Héritier, Mailly, Murat… : une perle de plus sur la couronne des lettres de Louis XIV. Un siècle plus tard, les romantiques Jacob et Wilhelm Grimm fondèrent une science et un nouveau genre littéraire. Avec eux le conte perdit ses fées étincelantes et sa décoration rococo pour gagner en saveur populaire et réinvestir les noires forêts. Andersen quant à lui fit du conte de fée une pure œuvre littéraire, plaçant le merveilleux dans l’esprit du conte et dans son époque. Parallèlement, Doré, Bilibine, Rackham, Dulac, Lorioux…, visionnaires de féerie, surent relever le défi d’illustrer ce merveilleux. Depuis, le cinéma, de Disney à Demy, la télévision, internet aujourd’hui, sont devenus des lieux majeurs de diffusion du conte de fées, au risque d’uniformiser les versions et d’unifier notre culture. En même temps, les motifs du conte, nouveau langage, commentent le monde, dans la publicité notamment. C’est un peu comme si le conte nous parlait, traversant à son tour le miroir, dans l’autre sens. Cependant les Français continuent de préférer Boileau à Perrault dans leurs universités et oublient le tricentenaire des Contes de ma mère l’Oye. La Bibliothèque nationale de France, réparant cet oubli, nous invite à redécouvrir une tradition universelle et notre patrimoine littéraire. Des conservateurs de La Joie par les livres et de la Bibliothèque nationale de France, associés à des spécialistes internationaux, nous proposent, à travers leurs articles et près de 250 illustrations, depuis la copie manuscrite des contes de Perrault jusqu’au costume de Peau-d’Âne, en passant par les dessins de Marillier, Doré, Rackham et Claverie, de pénétrer dans la forêt des contes, guidés par la foule des conteurs et conteuses, au risque peut-être de rencontrer Ogre ou Fée…, et de continuer la chaîne infinie des « Mère l’Oie » ainsi que nous y invitait Perrault en conclusion de son « Peau d’Âne » : Mais tant que dans le Monde on aura des Enfants, Des mères et des mères-grands, On en gardera la mémoire.
-
Biographie :
Olivier Piffault est archiviste-paléographe et conservateur au Centre national de la littérature pour la jeunesse-La Joie par les livres. Il a été commissaire de deux expositions à la BnF, Il était une fois… les contes de fées (2001) et Babar, Harry Potter et Cie (2008) et en a dirigé les catalogues.