IAN - Tome 2 - Leçon de ténèbres

Dargaud - EAN : 9782871296690
Fabien Vehlmann
Édition papier

EAN : 9782871296690

Paru le : 19 oct. 2004

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  • EAN13 : 9782871296690
  • Réf. fournisseur : 80142
  • Editeur : Dargaud
  • Date Parution : 19 oct. 2004
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 46
  • Format : H:227 mm L:299 mm E:10 mm
  • Poids : 435gr
  • Résumé : Los Angeles, 2044. La retransmission des premiers pas d'un homme sur Mars est interrompue par l'annonce de violentes émeutes en ville. Se prétendant les garants de la mémoire des Indiens, des extrémistes exhortent à la guerre civile et saccagent les beaux quartiers. Appelée à protéger les clients d'un luxueux centre commercial, la Special Rescue Section est entrée en action, entraînant Ian dans la bagarre. Comment va réagir cet androïde ultra-sophistiqué dans cette situation toute nouvelle pour lui ? Né des travaux de l'Artificial Intelligence Research Institute (AIRI), Ian (Intelligence artificielle neuromécanique) est l'androïde le plus perfectionné qui soit. Son cerveau informatique lui permet d'exploiter lui-même toutes les informations qui lui sont transmises. Ce qui le rend presque aussi raisonnable qu'un humain. Pour parfaire ses performances, il a été doté de terminaisons nerveuses qui remplissent les mêmes fonctions que chacun de nos cinq sens. Enfin, on a emballé toute cette machinerie dans un corps athlétique de play-boy. Hélas, "nobody is perfect !" Ian est parfois sujet à des hallucinations sans doute dues à des courts-circuits électroniques. Testées lors du sauvetage d'un bathyscaphe coincé au fond d'une décharge sous-marine d'ogives nucléaires, les capacités de Ian se sont néanmoins avérées positives. Cette périlleuse opération était menée par la SRS (Special Rescue Section). Son commandant a invité toute l'équipe chez lui, à Los Angeles, pour assister aux premiers pas d'un homme sur Mars. Mais la retransmission de l'événement est soudain interrompue par l'annonce de violentes émeutes en ville. Se prétendant les garants de la mémoire des Indiens, des extrémistes exhortent à la guerre civile au nom de tous les exclus d'Amérique et saccagent les beaux quartiers. Appelée à préserver d'un massacre les clients d'un luxueux centre commercial, la SRS est entrée en action, entraînant Ian dans la bagarre. Quel sera son comportement dans cette situation toute nouvelle pour lui ? Craignant des réactions désastreuses, Joseph Remsky et Claire Neyman, ses concepteurs, guident le robot de leurs instructions. Malgré sa force et son intelligence hors-normes, Ian ne peut toutefois résister longtemps à la multitude et à la rage des assaillants... Y aura-t-il quelqu'un pour sauver Ian et si les androïdes sont aussi mortels que les humains, y a-t-il un au-delà pour eux ? Les émeutiers s'acharnent-ils à détruire un symbole de la richesse ou sont-ils motivés par d'autres obscures raisons à faire le siège d'un édifice sans aucune portée stratégique ?
  • Biographie : Fabien Vehlmann est né le 30 janvier 1972 à Mont-de-Marsan, dans les Landes. (Il en gardera l’amour des arbres tordus par le vent.) Trois ans plus tard, il déménage en Savoie, où il passe une enfance ”vraiment chouette”, un harmonieux dosage entre introversion — il adore inventer des jeux tout seul — et sociabilité — il adore retrouver ses potes. “J’ai eu de la chance, mes parents m’ont laissé jouer, au lieu de me faire bosser dès la maternelle.” Vers 6 ans, il attaque la bande dessinée et remplit ses cases de dessins genre “sténo”. Il se découvre aussi un don d’amuseur public, qu’il se croit obligé d’entretenir jusqu’au moment où il comprend qu’il a aussi le droit d’être triste. Cela nous vaut (peut-être) les moments les plus touchants de “Samedi et Dimanche”. Quand, par exemple, entre deux rigolades, Samedi se chope le blues ; il n’est plus qu’un pauvre petit chiffon qui veut “tomber ici et puis rester tout mou sur le sol, et puis pleurer”. Arrivé à la fin du lycée, Vehlmann se dit que la BD n’est pas une orientation professionnelle raisonnable. Il entre à l’école supérieure de commerce de Nantes, navigue dans le marketing des jouets, et sort diplômé en 1995. Objecteur de conscience, il se retrouve administrateur d’une troupe de théâtre. “C’était comme être planté au milieu d’une pâtisserie sans pouvoir manger les gâteaux : je ne vivais que les aspects chiants de la création !” Malgré tout, il tourne deux ou trois courts-métrages avec les comédiens et s’essaie à la radio dans une station locale, avec des sketches qui font bien marrer le technicien — c’est toujours ça. En 1996, ‘Spirou’ organise un concours d’écriture de scénarios. Il faut envoyer quatre pages, il en tartine quarante… c’est beaucoup trop ! Il envoie donc ses pages en marge du concours. Il reçoit une réponse mitigée – “Peut mieux faire” — qui le galvanise parce que c’est une réponse quand même. En vue de “mieux faire”, il attaque une autre BD qu’il renvoie au même ‘Spirou’. Réponse : “C’est toujours pas ça.” “Là, j’ai morflé : je me voyais déjà en haut de l’affiche !” Le jeune homme fait alors fait un pari : au lieu de chercher du boulot dans le commerce, il va rester chez ses parents pendant un an pour écrire de la BD. “J’ai eu du pot, mes parents ont accepté. J’ai toujours eu beaucoup de chance, je tiens à le dire.” Cette fois, ‘Spirou’ est content et achète ses pages. Après, tout s’enchaîne : il sort, avec Denis Bodart, l’album qui va le lancer, le premier de la série “Green Manor” (Dupuis, 2001), et rencontre Gwen de Bonneval à l’atelier des Vosges. Gwen a inventé deux bestioles en forme de lézard dont il ne sait pas trop quoi faire. Les deux auteurs s’associent, et voilà comment, en 2001, naît l’excellente série philosophico-humoristique “Samedi et Dimanche” (Dargaud, “Poisson Pilote”). En 2002, Vehlmann s’attaque au “Marquis d’Anaon” (Dargaud), une série beaucoup plus noire dessinée par Matthieu Bonhomme, et qui prouve la diversité de son talent. Pour Ralph Meyer, il scénarise ensuite “IAN” (Dargaud), sur le thème de l’intelligence artificielle. Dès 2004, Fabien Vehlmann reçoit le prix Jacques-Lob. En 2006, il entame la série à succès “Seuls” (Dupuis), mise en images par Bruno Gazzotti. Le premier tome est récompensé au festival d’Angoulême, dans la catégorie Jeunesse. La même année, il signe, avec Yoann, “Les Géants pétrifiés”, premier one shot de la série “Une aventure de Spirou et Fantasio par…” (Dupuis). Il poursuit par ailleurs sa belle collaboration avec le dessinateur Frantz Duchazeau : “La nuit de l’Inca” (Dargaud, entre 2003 et 2006) ; “Les Cinq Conteurs de Bagdad” (Dargaud, 2006) ; “Dieu qui pue ; dieu qui pète” (2006, Milan). Suivra “Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès” (Dargaud, 2010). Pendant quelque temps, il touche au cinéma (“Un monde à nous” [2006], réalisé par Frédéric Balekdjian) et au dessin animé (la série “Avez-vous déjà vu ?” [2006], produite par Alain Chabat et réalisée par Piano et Gark), mais il décide toutefois de consacrer l'essentiel de son temps à la bande dessinée, dans laquelle il affirme trouver beaucoup plus de liberté d'écriture que dans l'audiovisuel. En 2007, il travaille, avec le dessinateur Sean Phillips, sur le premier tome de la série “Sept” (Delcourt). En 2009, Vehlmann et Yoann deviennent les auteurs de la série culte “Spirou et Fantasio”, succédant ainsi à Jean David Morvan et José-Luis Munuera. Un an plus tard sort le tome 51, “Alerte aux Zorkons” (Dupuis). En 2010, Vehlmann retrouve de Bonneval pour “Les Derniers Jours d’un immortel” (Futuropolis), un one shot de science-fiction. Avec les Kerascoët, il signe “Jolies ténèbres” (Dupuis, 2009) et “Voyage en Satanie” (Dargaud, 2011). Il écrit aussi une histoire de pirates, “L’Île aux cent mille morts” (Glénat, 2011). En 2012, il signe, avec le dessinateur Éric Sagot, le premier tome d’un diptyque, “Paco-les-Mains-Rouges” (Dargaud). Le tome 2 sort en 2017. Entre les nouveautés, il n’oublie pas ses séries : le tome 9 de “Seuls” (Dupuis) est sorti en 2015 ; et le 55e épisode de “Spirou et Fantasio (Dupuis)”, en 2016. N’oublions pas, enfin, que Fabien Vehlmann est également impliqué dans la revue numérique ‘Professeur Cyclope’. Il reçoit, avec Roger, l’Éléphant d’Or du CHMS (Centre Hospitalier Métropole Savoie) en 2025.
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