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ÉVANGILE ET MYSTÈRE
Cerf - EAN : 9782204044844
Édition papier
EAN : 9782204044844
Paru le : 20 mai 1992
36,00 €
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- EAN13 : 9782204044844
- Réf. éditeur : 772214
- Collection : LECTIO DIVINA
- Editeur : Cerf
- Date Parution : 20 mai 1992
- Disponibilite : Manque sans date
- Barème de remise : NS
- Format : H:215 mm L:135 mm E:25 mm
- Poids : 400gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : La lettre aux Éphésiens se distingue par la puissance de son style au service d'une théologie qui s'attache à révéler l'incomparable beauté de l'Église. La perception que l'Église a d'elle-même s'y exprime en terme de « mystère ». Mais un tel concept induit la question : la Lettre établit une équivalence entre Évangile et mystère, or cette équivalence semble, à première vue contradictoire. L'Évangile n'est-il pas par essence « bonne nouvelle » destinée à être annoncée à tous les hommes sans exception ? Le mystère, quant à lui, n'est-il pas ce que l'on doit tenir jalousement caché ? Le lien systématique établi par la lettre aux Éphésiens ne relève-t-il pas alors d'une logique incohérente ? Ainsi pourrait-on craindre que cette épître deutéro-paulinienne se perdît dans les méandres d'une pensée plus proche de celle de Qumrân ou des religions à mystères que du message évangélique. Mais une telle approche privilégie la question de l'origine du terme « mystère » au détriment de celle de sa fonction, or ce n'est pas ce que le texte nous suggère. Le mystère, ici, introduit une problématique nouvelle : « mystêrion » y désigne l'Église-corps du Christ, réalité nouvelle faite des Juifs et des Nations. L'identification de l'Église au corps du Christ, terme non biblique, entraîne l'introduction d'autres concepts non bibliques comme celui de la tête, ainsi que l'usage de catégories comme les catégories spatiales ou celle de la construction. Cet éloignement des catégories bibliques mérite d'être examiné attentivement en raison des questions qu'il soulève. La réflexion en terme de mystère provoque donc la réélaboration de différents domaines de la théologie (notamment la christologie et l'ecclésiologie) et de son langage et introduit de ce fait un nouveau rapport aux Écritures. Elle touche également au statut de l'exégèse elle-même. Il est vrai qu'au premier abord on est frappé par le caractère plénier, définitif de l'expression. On pourrait y voir une sorte de clôture qui rendrait tout discours impossible et superflu. Ce serait se méprendre sur la portée du terme « mystère » qui est précisément au service de l'indicible nouveauté de l'Église. Une telle réflexion ouvre la voie à l'actualisation toujours nécessaire de la Parole de Dieu.



















