ÉTRANGERS AU COIN DU POURPRE

Passe Du Vent - EAN : 9782845621787
MAYA OMBASIC
Édition papier

EAN : 9782845621787

Paru le : 1 oct. 2011

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  • EAN13 : 9782845621787
  • Réf. fournisseur : ETRANGERSAUC
  • Collection : POESIE
  • Editeur : Passe Du Vent
  • Date Parution : 1 oct. 2011
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 64
  • Format : H:220 mm L:140 mm
  • Poids : 104gr
  • Résumé : Le livre :

    Extrait de : Conversation privilégiée avec Thierry Renard en fin d’ouvrage :

    T.-R : Maya, avant de venir en résidence d'écriture à Lyon, en 2009, tu avais écrit et publié un seul ouvrage, Chroniques du lézard. Mais, à ma connaissance, tu n'avais pas encore de projet particulier en matière de création poétique. Depuis, les choses ont bien changé puisque c'est à notre enseigne que tu as choisi de faire paraître aujourd'hui Étrangers au coin du pourpre, ton premier vrai livre de poèmes. Comment tout cela a-t-il commencé pour toi ?

    M.-O : Quand je suis arrivée à Lyon, au printemps 2009, dans le cadre d’une résidence pour les écrivains, j’avais deux livres à mon nom. Le premier, Chroniques du lézard, a déjà été publié, et le deuxième, Rhadamanthe, allait être publié en septembre de la même année. La résidence m’a été accordée pour terminer mon troisième livre Mostarghia, le plus autobiographique et qui doit sortir l’année prochaine chez le même éditeur montréalais. […]
    […] Dans cette quête de moi, la poésie a toujours joué un rôle primordial. Elle a été, dès les premières tentatives d’écriture, une envie de laisser une trace, d’immortaliser sur papier ce geste vital à la recherche du sens, dans un monde incompréhensible, parfois hostile et souvent étrange, surtout quand il commence à se dévoiler et à s’exprimer dans la pire de ses formes : la guerre ! La poésie s’est donc imposée d’elle-même et, comme une urgence, une nécessité, un cri, elle a servi de fil d’Ariane à travers mes nombreux périples. Autrement dit, entre deux livres, deux méditations, deux villes, deux silences, deux océans, j’avais toujours un cahier et une plume avec moi. Car le souffle poétique n’est pas le même que le souffle romancier, même si c’est toujours la même voix qui parle. Je pense que la poésie est beaucoup plus urgente et plus nécessaire que le roman. La poésie est le premier cri du cœur, la littérature le suivant, l’après-cri, si tu vois ce que je veux dire… Pour moi, la poésie est donc le synonyme de la survie, tout comme la littérature. C’est une question d’urgence, exprimée différemment sur l’échelle du temps et des priorités vitales.
  • Biographie : L’auteur :
    Née à Mostar, en Bosnie-Herzégovine, Maya Ombasic a fui la guerre, ensemble avec sa famille, à l’âge de douze ans. Après un périple clandestin à travers l’Europe, la famille a trouvé refuge à Genève où Maya a faite sienne la langue française. Nomadisme faisant partie de ses gènes, après une adolescence suisse, Maya largue les amarres pour le nouveau continent et se sent « à la maison » à Montréal. Mais c’est lors d’un voyage anodin à La Havane que l’envie de consacrer sa vie à l’écriture lui vient à l’esprit. Nostalgique d’une enfance interrompue et des « glaces au goût du communisme », elle consacre ses deux premiers romans Chroniques du Lézard et Rhadamanthe à l’île aux mille rythmes où elle retourne régulièrement. Après une maîtrise en philosophie, un doctorat en préparation, Maya s’inscrit à l’INIS (Institut National de l’Image et du Son) au profil Scénariste du programme Cinéma, où elle explore toutes les facettes de l’écriture. Elle y a scénarisé trois courts-métrages et s’est déjà lancée dans l’écriture de son premier long-métrage. La poésie ne lui échappe pas non plus : elle prépare son deuxième recueil de poèmes consacré à la notion de l’ailleurs. Il semblerait, donc, qu’après tout l’écriture soit son unique pays d’attache.

    Ses publications :

    Chroniques du lézard, Éditions Marchand de feuilles, 2007

    Rhadamanthe, Éditions Marchand de feuilles, 2009
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