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Est-ce que cela a existé ?
Jacques Andre - EAN : 9782757002605
Édition papier
EAN : 9782757002605
Paru le : 21 mai 2013
17,00 €
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- EAN13 : 9782757002605
- Réf. fournisseur : 1650
- Collection : ARTSQUARE
- Editeur : Jacques Andre
- Date Parution : 21 mai 2013
- Disponibilite : Epuisé
- Nombre de pages : 58
- Format : H:200 mm L:200 mm E:4 mm
- Poids : 119gr
- Interdit de retour : Retour interdit
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Résumé :
surgissement et effacement.
Dans ce dialogue entre les photographies d’Evelyne Rogniat et les textes de Chantal Ravel, un regard et une voix interrogent ces deux mouvements simultanés du travail de mémoire : surgissement et effacement.
Une tension se crée : on la suit dans l’écriture comme autant d’« épreuves » d’un cheminement intérieur.
Chacune de ces épreuves pour saisir la fulgurance d’un infime souvenir et creuser les blancs entre les mots où s’insinue la question : est-ce que cela a existé ?
En écho, les photographies donnent à voir tantôt le palimpseste créé par les strates du temps, tantôt la présence objectivée de ce qui n’est plus. Elles viennent soutenir le surgissement, comme pièce à conviction, dans cette lutte contre le temps et l’oubli.
Dans le jeu de champ, contre-champ entre récit poétique et photographie, une fiction de mémoire se raconte.
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Biographie :
Évelyne Rogniat
Je photographie parce que je contemple: c’est l’exercice le plus pur de ma liberté: cesser de «fonctionner» et simplement jouir de ce que je choisis de regarder: le monde autour de moi, des œuvres d’art qui me nourrissent et pour finir mes propres images, qui me surprennent ou m’inquiètent.
Je suis émue par l’apparition, quand un immeuble est démoli, des tapisseries, empreintes de cheminées, traces d’une vie disparue collée comme sur un plan, à la verticale de la rue. J’ai aussi rêvé sur les photos du passé, non les photos historiques qu’on admire et commente, mais ces modestes photos de famille, communiants, mariés, portraits jadis officiels devenus débris anonymes. C’est ainsi que j’ai fait fusionner ces deux visions émergées du passé: les visages surgissent – ou s’apprêtent à disparaître - dans les lieux qui jadis furent habités; notre mémoire est peuplée de lambeaux qui nous ont construits et dont la photographie tente de garder trace.
D’autres visions, apparues au hasard d’un parcours, semblent répondre à ce que j’attends: un moment de présence au monde qui génère une forme singulière: une photographie qui aurait une épaisseur, au creux de laquelle se devineraient , en strates, des images mentales enfouies.
Chantal Ravel
L’écriture poétique me confronte toujours à une double tache: inventer ma propre «langue» et interroger le sens d’une parole fissurée par l’histoire.
C’est à la fois un vaste chantier et une belle liberté.
Cette liberté m’autorise à une exploration jubilatoire du «genre» poétique mais dans le même temps, me met devant une interrogation permanente sur la légitimité du poème; comme s’il s’agissait chaque fois de construire non pas une maison mais sa possible existence, tout en sachant que des lézardes menacent les murs!
Pour moi, ce travail, qui oblige à une humilité de chercheur d’étoiles, est passionnant parce qu’il est, dans ses contradictions, le reflet de notre humanité.
Plus précisément, dans ce dialogue avec les photographies d’Évelyne Rogniat, il est question de passé, c’est-à-dire de surgissement et d’effacement.
Le texte poétique tente de reconstituer le puzzle d’une histoire singulière enfouie dans la mémoire et que la photographie a fait ressurgir.
Et reste en creux, quelque chose d’une célébration de la vie, ce qui me va bien.








