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Dictionnaire universel françois et latin (1771). Pack en 8 volumes
Slatkin Reprint - EAN : 9782051018937
Édition papier
EAN : 9782051018937
Paru le : 1 sept. 2003
3 800,00 €
3 601,90 €
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- EAN13 : 9782051018937
- Réf. fournisseur : 07101893
- Editeur : Slatkin Reprint
- Date Parution : 1 sept. 2003
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 8225
- Format : H:83 mm L:340 mm E:235 mm
- Poids : 26kg
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : La réimpression du Dictionnaire de Trévoux, dans sa dernière et meilleure édition – 1771 –, était attendue depuis des décennies. Paru pour la première fois en 1704, ce dictionnaire n'est pas un dictionnaire français-latin, comme son titre le laisse supposer – le dictionnaire latin-français n'occupe que les 500 dernières pages du huitième volume – mais bien l'un des dictionnaires français les plus importants du dix-huitième siècle, voire le plus important, prenant la suite directe de Furetière. Trévoux était le siège d'une académie de pères jésuites qui, à partir de 1701, publièrent un important journal de critique littéraire, le Journal de Trévoux ou Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et des arts 1701-1767 (Genève, Slatkine Reprints, 1968). Les éditeurs du Journal eurent l'idée de compléter le Dictionnaire de Furetière modifié par Basnage, et d'en faire une sorte d'encyclopédie qui s'enrichit de plus en plus au cours de ses éditions, 1704, 1732-1734, 1743, 1752, pour finir en apothéose en 1771, passant de 3 à 8 volumes. L'information de ce vaste recueil est excellente, notamment en ce qui concerne les sciences et les arts. Sur le plan lexicographique, le Dictionnaire de Trévoux se distingue, surtout, à partir de la quatrième édition, par un vocabulaire technique et scientifique abondant, notamment en botanique, et par de nombreux termes populaires et archaïques que l'on ne trouve nulle part ailleurs. On a pu dire encore du Dictionnaire de Trévoux, en 1842, qu'il était "le plus imposant édifice qu'ait élevé la lexicographie française" (Georges Matoré, Histoire des dictionnaires français, 1968). Dans un important article à paraître dans Le travail des Lumières. Pour Georges Benrekassa, Paris, Champion, 2002, Marie Leca-Tsiomis évoque, à propos de l'Encyclopédie et de ses premiers épigones, l'importance du Dictionnaire de Trévoux, dans sa dernière édition, 1771, parue six ans après la sortie du premier volume de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. "En 1771, la donne a changé : par l'expulsion des jésuites, certes, qui n'avaient déjà plus eu de part active à l'édition de 1752, et surtout par la parution de l'Encyclopédie elle-même, dont l'existence a modifié totalement le paysage lexicographique français, comme en témoigne, à sa manière, le Journal historique faisant réclame du dernier Trévoux : “ Le Dictionnaire de Trévoux ne peut être inutile ni à ceux qui ont celui de l'Académie française, ni à ceux qui possèdent l'Encyclopédie ”". "L'abbé Brillant, rédacteur de l'édition de 1771 du Trévoux, lexicographe avisé, était aussi un homme de goût. Mais, au delà, le dernier Trévoux nous renseigne sur ce que “ l'usage et les idées reçues ” pouvaient alors retenir de la “ grammaire ” de Diderot : le souci de l'analyse, le sens aigu de l'usage, la clarté de la formulation, l'ampleur et la force poétique de la description". Et Marie Leca-Tsiomis conclut : "Malgré les clivages idéologiques hérités et renouvelés, des lignes de parenté profondes existent entre l'Encyclopédie et le Trévoux : un certain souci passionné de la langue, le sens de la controverse et de la polémique, la combativité des définitions". Signalons encore la conclusion de l'article d'A. Brou, dans le Dictionnaire des Lettres françaises publié sous la direction de Georges Grente, consacré au Dictionnaire de Trévoux : "Sur cette grosse entreprise d'érudition vulgarisée, à laquelle on travailla pendant près de soixante-dix ans, nous ne voyons pas qu'aucune étude spéciale ait été consacrée... Elle a pourtant son importance, comme témoin à consulter pour l'histoire de la culture française au XVIIIe siècle... Ce que l'on peut dire, en attendant mieux, c'est que, dans la fermentation des idées qui caractérisent son époque, elle fait entendre, discrètement, mais obstinément, la note chrétienne". L'édition du Dictionnaire de Trévoux, dans sa dernière édition de 1771, très rare et peu représentée dans les grandes bibliothèques mondiales, se doit de trouver sa place à côté de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, dont elle forme le complément naturel et indispensable.