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Dialogues sur le commerce des blés
Dix Huitieme - EAN : 9791092328035
Édition papier
EAN : 9791092328035
Paru le : 14 oct. 2014
22,00 €
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- EAN13 : 9791092328035
- Collection : DIX HUITIEME S
- Editeur : Dix Huitieme
- Date Parution : 14 oct. 2014
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 270
- Format : H:240 mm L:160 mm E:13 mm
- Poids : 440gr
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Résumé :
La production et la circulation des céréales occupèrent le premier plan des débats économiques et politiques de la seconde moitié du XVIII
e
siècle; dans ces vastes débats le rôle de l’État dans l’organisation du commerce des blés fut central : fallait- il conserver, voire renforcer, l’État organisateur et régulateur du marché – dont dépendait la nourriture de la population – ou laisser agir les lois du marché libéré de toute intervention publique?
Voltaire, avec une ironie mordante souligna cet engouement qui s’empara de la bonne société pour la cause du commerce des grains : « Vers l’an 1750 la nation française, rassasiée de vers, de tragédies, d’opéras, de romans, d’histoire romanesques, de réflexions morales plus romanesques encore, et de disputes théologiques sur la grâce et sur les convulsions, se mit enfin à raisonner sur les blés. On oublia même les vignes pour ne parler que de froment et de seigle. On écrivit des choses utiles sur l’agriculture; tout le monde les lut, excepté les laboureurs. On supposa, au sortir de l’Opéra comique, que la France avait prodigieusement de blé à vendre. Enfin le cri de la nation obtint du gouvernement, en 1764, la liberté de l’exportation. (« Questions sur l’Encyclopédie », article Blés )
Parmi la foule d’ouvrages, articles et pamphlets consacrés à cette grande question se trouvent les noms les plus prestigieux de l’époque : Laverdy, Turgot, Quesnay, le marquis de Mirabeau, Dupont de Nemours, Necker, Condorcet … Au milieu de ce gigantesque débat, le livre publié par Galiani fit date. D’abord parce que personne n’ignorait la part que Deiderot et Madame d’Épinay avaient prise dans la rédaction finale de l’ouvrage. Mais celui-ci occupa d’emblée une place majeure dans le débat en raison de sa forme dialoguée qui en rendait la lecture aisée, tout autant que par les positions prises par Galiani. En effet l’auteur, fort de l’approbation de Diderot et de d’Holbach, prenait position ouvertement contre le dogme de la liberté illimitée du commerce des blés, y compris à l’exportation. Paru en janvier 1770 le livre de Galiani fit l’effet d’une « bombe » aux dires des observateurs.











