Deuil Blanc

EAN : 9782959939167
PREBAY FLORE
Édition papier

EAN : 9782959939167

Paru le : 13 juil. 2026

43,00 € 40,76 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782959939167
  • Date Parution : 13 juil. 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 72
  • Format : H:220 mm L:270 mm
  • Poids : 901gr
  • Résumé : Ma mère a été diagnostiquée d’une démence fronto-temporale, accompagnée de la maladie de Charcot. J’ai alors choisi de partir en Islande, dans l’idée d’un voyage introspectif. Je pensais y trouver un portrait singulier du pays, mais c’est finalement celui de ma mère qui s’est imposé à moi. Depuis l’annonce de sa maladie, je médite sur la notion de « deuil blanc » — ce deuil qui commence avant la fin, quand l’être aimé est encore là, mais déjà en train de s’éloigner. Je cherche à la représenter sans jamais sombrer dans le voyeurisme de sa condition. Des images me traversent, chargées de sensations, d’instabilité, traduisant sa disparition progressive. Peu à peu, son essence se révèle dans l’effacement : sa voix s’éteint, ses souvenirs se dissolvent, son visage devient peau craquelée. Elle s’efface lentement, ne laissant qu’une coquille vide. Cette lente disparition m’inspire une matière fragile, presque organique: le papier artisanal. J’ai choisi de collaborer avec mon oncle, artisan papetier, pour matérialiser cette transformation à travers un support vivant, évolutif, vulnérable. Face à cette fragilité de l’existence, je ressens une profonde impuissance et c’est précisément cette condition humaine que je souhaite interroger. Les paysages d’Islande, instables, entre feu et glace, incarnent à mes yeux cette tension intérieure. Ils deviennent une métaphore du cerveau malade, des neurones qui se désagrègent, comme du papier trop fin. Le hasard, l’impermanence, la fragilité : tout cela s’exprime à travers ce support. Le papier, en se transformant, devient le témoin de mon deuil en mutation. J’y ajoute des touches de peinture, posées lentement, comme pour prolonger le lien, enrichir la mémoire, habiter ce monde en train de se dérober. À travers cette matière, je tente de saisir la beauté éphémère de l’existence.
Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.