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De la Danse
EAN : 9791043131899
Édition papier
EAN : 9791043131899
Paru le : 4 févr. 2026
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- EAN13 : 9791043131899
- Réf. éditeur : 437544
- Date Parution : 4 févr. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 58
- Format : H:210 mm L:148 mm E:5 mm
- Poids : 98gr
- Résumé : Cet essai fondamental, extrait des Notions Coloniales de Moreau de Saint-Méry, offre une plongée historique et ethnographique dans l'univers de la danse, analysée non seulement comme un art mais comme un révélateur profond de l'âme humaine, des moeurs et de l'influence déterminante du climat. L'auteur pose que l'origine de la danse réside dans les grands mouvements de l'âme et des passions - de l'allégresse primitive, enrichie par la musique et le désir - avant d'explorer ses multiples manifestations à travers l'histoire et les géographies.L'étude établit une distinction nette entre les danses solennelles des Anciens (associées aux événements guerriers ou religieux, telles les fêtes célébrant Bacchus ou les pratiques chrétiennes primitives dans les églises) et les danses des peuples contemporains. L'auteur soutient que la danse évolue en fonction du degré de civilisation et, plus crucialement, de la latitude : tandis que les peuples des zones glacées (Esquimaux, Lapons) y sont indifférents, les habitants des climats tempérés l'apprécient en saison douce, mais les peuples des zones tropicales, où le sang est continuellement "allumé par une chaleur presque continuelle," y voient une véritable passion et une "frénésie".Le coeur de l'analyse est dédié aux colonies d'Amérique, avec un accent particulier sur Saint-Domingue (future Haïti). L'auteur y observe la coexistence des danses européennes, soumises aux caprices de la mode importée (menuet, contredanse, anglaise), et des pratiques locales. Les Créoles, dont l'ardeur et la vivacité de la passion pour la danse surpassent celles de leurs homologues européens, ont même fait du carnaval une période propice aux mariages, le bal étant le lieu de toutes les séductions et des projets d'union. Une critique sociale s'exprime face à l'amour-propre et au luxe effréné des ajustements féminins, notamment à l'occasion des bals, une dépense jugée superflue qui éloigne les prétendants raisonnables.L'essai s'attarde longuement sur la classification et la description des danses issues des populations africaines transplantées. Sont décrites les Calendas (Gal-Ven-Da), dansées en plein champ au son monotone et grave des tambours (Bamboula) et des Banzas, caractérisées par des mouvements de pieds rapides et des évolutions en cercle. Sont également documentées des danses plus violentes et extatiques comme le Vaudoux et la « Danse à Don Pèdre », nécessitant une agitation extrême du haut du corps et pouvant conduire à la défaillance ou à la fureur, au point d'avoir été sévèrement interdites en raison des désordres publics et des "idées contraires à la paix publique" qu'elles réveillaient.Le climax de cette étude ethnographique est la description du Chica, danse d'origine africaine (Congos, Guinée) naturalisée dans toutes les Antilles et l'Amérique espagnole. Le Chica est dépeint comme l'expression la plus pure de la volupté, caractérisée par l'agitation de la partie inférieure des reins tandis que le reste du corps demeure immobile, offrant un tableau de séduction et de lutte amoureuse que l'auteur juge plus expressif que tout discours. Il note l'influence si puissante du Chica que, dans les colonies espagnoles, il était autrefois pratiqué même lors des cérémonies pieuses et des processions de Noël, confirmant la prééminence de la passion sur l'étiquette dans ces climats brûlants. L'auteur achève son analyse en cherchant l'origine première de cette danse suggestive, suggérant une filiation lointaine avec la danse Candio t de la Grèce antique, témoignage de la continuité des expressions voluptueuses à travers les siècles et les cultures sous l'emprise du plaisir.
- Biographie : Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Méry, né le 13 janvier 1750 à Fort-Royal, en Martinique, et mort le 28 janvier 1819 (à 69 ans) à Paris[1], est un juriste, homme politique, esclavagiste et historien de la colonie de Saint-Domingue. Colon créole[2], érudit et propriétaire d'esclaves, Moreau de Saint-Méry est aussi un acteur de la Révolution française, tout autant engagé à Paris en 1789 dans le processus révolutionnaire anti-absolutiste, que dans la réaction coloniale esclavagiste et ségrégationniste. Biographie Avant la Révolution D'une famille du Poitou, Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Méry perd son père très jeune et, à 19 ans, se fait admettre dans les gendarmes du roi ; il étudie en même temps le droit et est reçu avocat au parlement de Paris en 1771. Son congé terminé, il revient à la Martinique où l'état de ses affaires, après la mort de sa mère, l'oblige d'aller exercer sa profession au Cap français, sur l'île de Saint-Domingue, où il se voit gratifié d'un poste au Conseil supérieur de Saint-Domingue. Il s'intéresse au problème de la codification des lois coloniales et publie Lois et Constitutions des colonies françaises sous le vent. En 1785, il devient franc-maçon[3],[4] membre de la loge des Neuf Soeurs[5]. Il est le premier secrétaire perpétuel élu du Musée, société savante créée par Jean-François Pilâtre de Rozier[6]. Révolution française Il revient à Paris en 1785 où il participe à la création d'un comité colonial, destiné à empêcher toute réforme du système esclavagiste, et collabore aux travaux du club de l'hôtel de Massiac, représentant les grands planteurs esclavagistes à Paris. Le 1er juillet 1789, Saint-Méry devient président de l'assemblée générale des Électeurs parisiens. Il participe au 14 Juillet comme membre du Comité des électeurs et organise la distribution des armes aux révoltés. Le 18 septembre, il se fait admettre comme député de la Martinique à l'Assemblée nationale constituante. Il y participe aux débats sur la question coloniale de mai 1791 au sujet de l'appartenance ou non des Africains et de leurs descendants au genre humain. Député esclavagiste, il s'oppose aux revendications du métis de Saint-Domingue Julien Raimond pour la citoyenneté active dans le cadre de la constitution censitaire de 1791. Moreau de Saint-Méry fut l'artisan de la consécration constitutionnelle de l'esclavage lors du vote de l'Assemblée nationale constituante pour le décret du 13 mai 1791. Par hostilité au décret du 15 mai 1791 sur l'égalité des droits des blancs et des hommes de couleur libres, il choisit de boycotter l'Assemblée nationale constituante avec plusieurs autres députés des colonies. À ce titre les 9 et 10 juin sur initiative de Danton, le club des Jacobins entame une procédure de suspension contre quatre d'entre eux : Gouy d'Arcy, Jean-Baptiste Gérard, Joseph Curt et lui-même. Les quatre représentants ont violé le serment du Jeu de paume, qui les engageait à ne jamais se séparer de leurs collègues avant d'avoir donné une constitution à la France[7]. En juillet, ils adhèrent au club des Feuillants, nouvelle formation politique. Cinq autres députés des départements français, les frères Alexandre de Lameth et Charles Malo de Lameth, Antoine Barnave, Adrien Duport et Goupil de Prefeln seront radiés du club des Jacobins après leur décision de faire révoquer le 24 septembre le décret du 15 mai. Moreau de Saint-Méry aux États-Unis Attaqué par les fédérés de Marseille et menacé par un mandat d'arrêt, Moreau de Saint-Méry se réfugie en 1794, avec sa femme et ses deux fils, aux États-Unis. Il y fréquente d'autres ex-planteurs de sucre comme Jean-Simon Chaudron et devient l'une des figures de la communauté des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique. Après un court séjour à New York, il s'installe à Philadelphie où il ouvre une librairie et édite un journal, Le Courrier de la France et des colonies[8]. Il revient en France en 1798 où l'appui de Talleyrand lui vaut une charge au ministè









