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D'architectures n°331 : L'architecture : une pratique politique - Décembre 2025/Janvier 2026
D Architecture - EAN : 3663322135149
Édition papier
EAN : 3663322135149
Paru le : 9 janv. 2026
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- EAN13 : 3663322135149
- Editeur : D Architecture
- Date Parution : 9 janv. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : M
- Nombre de pages : 100
- Format : H:300 mm L:230 mm E:8 mm
- Poids : 696gr
- Résumé : Que ce soit au comptoir, dans les écoles, les Maisons de l’architecture, les CAUE, les instances ordinales ou dans la presse architecturale, rarement la dimension politique de l’architecture n’aura été aussi présente dans les débats. Certes, la pratique de l’architecture est a priori indissociablement liée au principe de l’intérêt public, ne serait-ce que légalement, mais on sait que ce n’est malheureusement pas toujours le cas – il faut d’ailleurs reconnaître que quelques chefs-d’œuvre sont totalement dépourvus de cette vertu. Mais si, comme nous avons l’ingénuité de le croire, l’architecture peut quelque chose pour rendre le monde meilleur, elle peut difficilement le faire sans engager un dialogue avec ceux qui vont la vivre.À tort et à raison, les architectes sont souvent suspectés d’agir pour leur ego, sans égard pour le bien public. Alors que nos paysages ruraux et urbains sont défigurés et appauvris par la spéculation immobilière, les intérêts particuliers ou tout simplement l’incompétence, au moment où la crise environnementale exige des réponses urgentes et situées, l’architecture a la capacité d’agir de manière globale bien au-delà des mètres cubes qu’elle produit. Elle est pourtant absente des grandes politiques d’aménagement et des mesures pour l’improbable « transition énergétique » que l’on préfère confier à l’industrie. Les raisons de cette défiance ne sont pas aussi mystérieuses qu’on se plaît à le croire et les responsabilités sont partagées. D’un côté la méconnaissance endémique de la nature de l’architecture et de son potentiel, de l’autre des architectes peu investis dans la vie citoyenne, avec la conviction qu’ils savent mieux que les usagés ce qui est bon pour eux.Mais une nouvelle génération d’architectes émerge, souvent méprisée parce qu’elle ne se soucierait plus de beauté (sic). Héritière des Hassan Fathy ou Lucien Kroll, elle s’engage en prenant le risque du dialogue. Est-ce un hasard ? Elle s’investit aussi plus que les autres pour une architecture qui cherche à se détacher de l’addiction à la surconsommation de matériaux et d’énergie carbonée. Presque toujours dans un désintéressement financier courageux, elle invente ses propres modèles de développement, essaimant dans toute la France et au-delà. Cette manière d’aborder le projet est encore minoritaire, mais elle pourrait rejaillir sur toute la profession. Et la réussite de la consultation des Quartiers de demain, même si elle reste symbolique par sa taille – dix opérations ! –, lui doit sans doute quelque chose.