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Conteurs canadiens-français du 19e siècle
EAN : 9791043128448
Édition papier
EAN : 9791043128448
Paru le : 29 janv. 2026
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- EAN13 : 9791043128448
- Réf. éditeur : 437539
- Date Parution : 29 janv. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 134
- Format : H:210 mm L:148 mm E:10 mm
- Poids : 205gr
- Résumé : Ce volume présente une anthologie de la littérature canadienne-française du XIXe siècle, réunissant notices biographiques et récits de cinq auteurs majeurs : Louis Fréchette, Benjamin Sulte, J.-C. Taché, Charles-M. Ducharme et Madame R. Dandurand. L'ensemble offre un panorama varié de l'imaginaire québécois, mêlant critique littéraire, récits de survie en milieu sauvage, folklore fantastique et histoires de Noël.L'ouvrage débute avec Louis Fréchette (1839-1908), célébré comme le plus grand poète lyrique du Canada. Dans « Au Seuil », un narrateur évoque son exil de seize ans dans le Grand Nord canadien. Perdu dans une tempête la veille de Noël, il ressent une intense émotion en découvrant un simple poteau de télégraphe, symbole de la civilisation et de son retour imminent auprès des siens. Le second récit, « Le violon de Santa Claus », relate le drame de parents dont le jeune fils, gravement malade, ne peut être sauvé que par le sommeil. Le père, inspiré par la demande de l'enfant, convainc un virtuose de jouer de vieux chants de Noël sous sa fenêtre. La musique angélique parvient à endormir l'enfant et à le guérir, illustrant le pouvoir rédempteur de l'art.Benjamin Sulte (1841-1923) contribue avec « Le loup garou », un conte ancré dans le folklore des chantiers de la rivière Saint-Maurice. Des bûcherons terrorisés par des agressions invisibles et la disparition de leurs casques attribuent ces événements au surnaturel. Le contremaître Olivier Lachance résout le mystère en utilisant un jeune marmiton comme appât : le coupable se révèle être un hibou gris gigantesque et particulièrement fort, qui dérobait les couvre-chefs pour nidifier, offrant une explication pragmatique aux légendes de loup-garou.Les deux récits de J.-C. Taché (1821-1895), racontés par le « Père Michel », se déroulent lors d'un voyage en canot. « Le Noyeux » décrit l'apparition fantomatique d'un sauvage meurtrier près d'un feu surnaturel. Des voyageurs osant toucher ce feu sont attaqués par un chat noir infernal qui détruit leur embarquement. « L'Hôte à Valiquet » narre l'audace d'un homme qui invita un pendu à souper. Le cadavre accepte de se retirer si Valiquet vient danser à son poteau le lendemain. Sur les conseils de sa femme, Valiquet se présente au rendez-vous portant son fils baptisé ; l'innocence de l'enfant suffit à repousser le spectre.Charles-M. Ducharme (1864-1890) propose « À la Sainte Catherine ». Colette, qui a refusé de se marier et fait le voeu d'épouser le diable plutôt que de respecter la tradition, organise une fête somptueuse. À minuit, les décorations s'embrasent et un homme cornu apparaît pour la réclamer. La masure s'effondre en flammes et Colette est emportée en enfer, servant d'avertissement contre les voeux téméraires.Enfin, Madame R. Dandurand (1855-1935) clôt l'anthologie avec « Deux souliers ». Le petit Noël, n'ayant qu'un seul cadeau pour deux chaussures — une mule brodée pour une fillette riche et malade, et un sabot usé pour une orpheline recueillie — doit faire un choix. Guidé par la Providence, il récompense la charité de la mère en offrant la mule à l'orpheline et en utilisant une poudre d'or magique pour guérir l'enfant malade, célébrant ainsi les vertus du partage.
- Biographie : Édouard-Zotique Massicotte, né le 24 décembre 1867 et mort le 8 novembre 1947, est un historien, archiviste, journaliste et critique littéraire québécois. Frère de l'illustrateur Edmond-Joseph Massicotte, il l'a aussi comme collaborateur[1],[2]. Critique moderne séduit par les courants littéraires et les esthétiques de son temps, et notamment par le symbolisme, il s'opposait ouvertement au « ronronnement » de la critique canadienne-française traditionnelle[3]. Il est également l'auteur d'une vingtaine de poèmes en prose d'inspiration décadentiste[4]. Biographie Massicotte naît le 24 décembre 1867 à Sainte-Cunégonde[5], municipalité aujourd'hui annexée à Montréal. Il est le fils d'Édouard Massicotte, cordonnier, et d'Adèle Bertrand[6]. Il termine des études de droit. En 1883, Massicotte s'intéresse au folklore québécois et commence à recueillir des chansons dans la région de Montréal. En 1917 il rencontre Marius Barbeau et poursuit avec lui sa collecte de chansons à Montréal et dans la région de Trois-Rivières. Il recueille quelque 5 000 versions de chansons et récits. En même temps, il publie un nombre considérable d'articles et d'ouvrages se rapportant aux traditions et coutumes ainsi qu'à la petite histoire du Québec. Ses travaux lui assurent la renommée. Il est élu en 1920 à la Société royale du Canada, qui, en 1936, lui décerne la médaille d'or Tyrrell. Avec Marius Barbeau, il collabore aux premières Soirées du bon vieux temps (1919). Il organise les Soirées de famille animées par Ovila Légaré au Monument national. Il pratique longtemps le journalisme et s'intéresse aussi à l'histoire (surtout de Montréal) et à la recherche archivistique. Responsable des recherches au palais de justice de Montréal, il est connu pour son travail fouillé sur les objets provenant du Régime français. Il publie de nombreux articles dans le Bulletin des recherches historiques de Pierre-Georges Roy. Surnommé le « jeune barbare » à cause de son intérêt pour le symbolisme, il est, en 1895, membre fondateur de l'École littéraire de Montréal. Il est nommé archiviste du district judiciaire de Montréal en 1911[7]. Il meurt à Montréal le 8 novembre 1947 à l'âge de 79 ans[8].