Contes du Jour et de la Nuit

EAN : 9791043128431
MAUPASSANT GUY DE
Édition papier

EAN : 9791043128431

Paru le : 31 janv. 2026

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  • EAN13 : 9791043128431
  • Réf. éditeur : 437538
  • Date Parution : 31 janv. 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 304
  • Format : H:210 mm L:148 mm E:17 mm
  • Poids : 396gr
  • Résumé : Ce volume rassemble vingt-deux nouvelles tirées du recueil *Contes du Jour et de la Nuit*. S'inscrivant dans la tradition du réalisme et du naturalisme, ces récits proposent une exploration clinique, souvent sombre et ironique, des moeurs, des passions et des drames sociaux de la France de la fin du XIXe siècle.L'ouvrage s'ouvre sur *Le Crime au Père Boniface*, qui instaure une ambiance d'ambiguïté en milieu rural. Le facteur Boniface, troublé par la lecture d'un fait divers sanglant dans son journal, interprète les cris du percepteur M. Chapatis comme les symptômes d'un meurtre. Sa dénonciation hâtive à la gendarmerie se solde par une humiliation publique lorsqu'il apprend la nature intime de ces gémissements, illustrant la confusion entre les bas instincts domestiques et les tragédies criminelles.Le recuel dépeint avec force la cruauté de la misère et l'ironie du sort. *La Parure*, chef-d'oeuvre du volume, relate la chute tragique de Madame Loisel. Privée de ses illusions bourgeoises après avoir perdu un bijou emprunté, elle sacrifie dix années de labeur pour le remplacer, découvrant trop tard que l'original n'avait aucune valeur. Ce thème de la déchéance se retrouve dans *Le Gueux*, où la faim pousse un mendiant à voler une poule, entraînant son incarcération et une mort solitaire.Maupassant excelle dans l'analyse des passions amoureuses destructrices. Dans *Le Père*, un fonctionnaire lâche abandonne la mère de son fils et ne peut, des années plus tard, que regarder de loin l'enfant élevé par un autre. *La Confession* nous offre un dramatique aveu sur un lit de mort : une femme avoue avoir empoisonné le fiancé de sa soeur par jalousie, douze ans plus tôt. *Le Petit* explore quant à lui la jalousie pathologique d'un mari trompé qui, après avoir appris qu'il n'est pas le père de l'enfant qu'il adore, se suicide, léguant paradoxalement l'enfant à son véritable père.La vengeance et l'horreur psychologique traversent également ces pages. *Une Vendetta* met en scène une vieille Corse qui, après l'assassinat de son fils, dresse sa chienne à attaquer un mannequin pour assouvir sa soif de vengeance sur le meurtrier. Dans *La Main*, la dimension surnaturelle s'invite : un Anglais est retrouvé étranglé en Corse avec un doigt coupé dans la bouche, laissant penser que la main momifiée et enchaînée qu'il conservait chez lui est venue réclamer son dû.Enfin, l'auteur brosse le tableau de la bassesse et de l'absurdité humaines. *Un Lâche* déconstruit la légende d'un vicomte réputé brave : terrassé par la peur avant un duel, il préfère se suicider. *L'Ivrogne* dépeint la violence conjugale dans un milieu rural, culminant par un meurtre sous l'emprise de l'alcool. *L'Aveu* et *Coco* illustrent respectivement la cupidité paysanne et la cruauté enfantine motivée par l'avarice. Cet ensemble offre un panorama complet de l'art de Maupassant, naviguant entre le drame bourgeois, la critique sociale acerbe et le conte noir.
  • Biographie : Guy de Maupassant est né en 1850 au château de Miromesnil en Normandie. Ses parents se séparent alors qu'il est encore enfant. Confié à sa mère ainsi qu'à son jeune frère, il vit désormais à Étretat dans la propriété familiale. Ces années sont les plus heureuses de son existence. Sa mère veille elle-même sur l'instruction de son fils, s'efforçant de lui faire partager son amour des livres tout en le laissant s'ébattre librement dans les champs et les bois, au bord des falaises, et flâner sur les ports où des marins l'emmènent parfois en mer. Elle se résigne enfin à l'inscrire au collège, mais l'enfant supporte mal l'enfermement, la grossièreté de ses camarades et la discipline, aussi s'isole-t-il pour écrire des vers. Certains raillent si ouvertement ses professeurs qu'il est renvoyé et doit poursuivre ses études au lycée de Rouen. L'invasion de la Normandie lui inspira une nouvelle : "Boule de Suif". Un emploi lui est ensuite offert à Paris, au ministère de la Marine, puis au ministère de l'Instruction publique, occupations ingrates auxquelles les promenades en bateau qu'il fait chaque dimanche apportent quelque distraction. Mais, surtout, sa mère l'a recommandé à Gustave Flaubert, dont elle a été l'amie d'enfance. L'écrivain lui ouvre les portes de son bureau, dirige ses lectures, le charge de recherches. Maupassant lui soumet bientôt ses premiers manuscrits. Flaubert l'introduit dans la société littéraire. Maupassant collabore alors à divers journaux. Il en dépeindra les salles de rédaction dans "Bel-Ami". "Boule de suif", publié en 1880, rencontre un tel succès qu'il abandonne ses projets de poèmes et de théâtre, pour se consacrer aux nouvelles et aux romans. Dès lors, il ne cesse d'écrire. De 1880 à 1890, il publie six romans, dont "Une vie", et seize recueils de nouvelles, dont "La Maison Tellier", "Mademoiselle Fifi". Son besoin de solitude est tel qu'il se fait construire une villa à Étretat, dans laquelle il se retire pour écrire. Vers 1885, Maupassant ressent les premiers symptômes de la maladie nerveuse qui l'emportera. Il sombre dans la tristesse, il se croit entouré d'êtres invisibles. C'est à cette époque qu'il écrit "Le Horla". On finira par l'interner dans une clinique où il mourra, dix-huit mois plus tard, le 6 juillet 1893.
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