Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence

EAN : 9791043128400
MONTESQUIEU
Édition papier

EAN : 9791043128400

Paru le : 27 janv. 2026

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  • EAN13 : 9791043128400
  • Réf. éditeur : 437535
  • Date Parution : 27 janv. 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 350
  • Format : H:210 mm L:148 mm E:24 mm
  • Poids : 508gr
  • Résumé : Ce traité d'histoire et de philosophie politique analyse les causes de la grandeur et de la décadence de Rome, depuis ses origines modestes jusqu'à la chute de l'Empire d'Orient. L'auteur montre que la puissance romaine ne repose ni sur la richesse initiale ni sur une supériorité naturelle, mais sur une discipline militaire rigoureuse, une organisation civique étroitement liée à la guerre et une capacité constante à adopter les méthodes les plus efficaces de ses adversaires.Dans ses premiers temps, Rome est décrite comme une société guerrière structurée autour du pillage et de la défense collective. Sa supériorité tient à la formation d'une armée citoyenne, à la distribution des terres et à l'instauration de la guerre comme principe permanent de gouvernement. Cette dynamique forge la cohésion et la constance romaines, permettant de vaincre progressivement les peuples italiens voisins. L'auteur souligne que Rome aurait sombré prématurément dans le luxe et la corruption si ses conquêtes avaient été trop rapides, avant l'épreuve décisive que représentèrent Pyrrhus puis Hannibal.La comparaison avec Carthage met en évidence deux logiques opposées : l'orgueil civique romain contre l'avidité commerciale carthaginoise. Le recours de Carthage aux mercenaires est présenté comme une faiblesse structurelle, tandis que la solidité des institutions romaines, notamment le Sénat, explique la résistance de Rome après des défaites majeures comme Cannes. La victoire finale est attribuée à la stabilité politique et à la persévérance collective plutôt qu'au génie individuel.Après l'élimination de Carthage, Rome affronte des royaumes affaiblis par les divisions internes. Sa politique de domination repose sur la division des adversaires, l'octroi trompeur du statut d'allié, l'épuisement financier des vaincus et une diplomatie fondée sur la méfiance permanente. Toutefois, l'expansion excessive entraîne la ruine de la République. L'extension de la citoyenneté et la professionnalisation des armées brisent l'unité civique ; les soldats ne servent plus l'État mais leurs chefs, ouvrant la voie aux guerres civiles.La transition vers l'Empire se fait sous des apparences républicaines, mais instaure une servitude durable. Les empereurs exercent un pouvoir absolu dissimulé sous la loi, accélérant la dégradation morale, politique et militaire. L'Empire s'épuise, tandis que ses frontières deviennent vulnérables.La survie prolongée de l'Empire d'Orient est expliquée par des facteurs techniques, économiques et stratégiques, mais ses divisions internes, ses querelles religieuses et son affaiblissement intellectuel précipitent sa chute face aux invasions et aux conquêtes étrangères.L'ouvrage s'achève par une réflexion sur l'usage politique de la religion à Rome, suivie de deux récits philosophiques illustrant les tensions entre pouvoir, liberté, ambition et tyrannie.
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