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Clio n° 61 (1-2025)
EAN : 9782410029833
Paru le : 18 juin 2025
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- EAN13 : 9782410029833
- Réf. éditeur : 373735
- Collection : REVUE CLIO
- Editeur : PUF
- Date Parution : 18 juin 2025
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Format : H:209 mm L:149 mm E:21 mm
- Poids : 506gr
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Résumé :
Pour l'histoire des femmes
Depuis les travaux pionniers de Maurice Halbwachs sur la mémoire collective et les cadres sociaux de la mémoire, les sciences sociales se sont attachées à analyser la façon dont les individus et les groupes se souviennent du passé. Dans ce numéro, Clio souhaite mettre en valeur les nouveaux travaux sur les liens entre genre et mémoire. Il s’agit d’éclairer comment les rapports de genre structurent les manières dont les individus et les sociétés se souviennent du passé, mais aussi comment la mémoire peut, à son tour, participer à la reproduction ou à la contestation des normes de genre.
Les différents articles, de l’histoire romaine à l’anthropologie de la Colombie, en passant par l’histoire de la guerre d’Algérie, de la Résistance nazie ou de la Nouvelle-Calédonie des années 1940, s’attachent à analyser la fabrique genrée de la mémoire. Selon les époques, selon la configuration des rapports sociaux et selon la place des individus dans l’espace social, chacune et chacun prend part différemment au processus de construction et de transmission du passé : par écrit ou par oral, dans la sphère privée ou dans la sphère publique, auprès de publics larges ou d’audiences restreintes, etc. Le numéro interroge les « passés consacrés » et les « passés éludés ». Quel rapport le genre entretient-il avec cette frontière, qui sépare la mémoire de l’oubli (ou du silence) ? Il s’agit de montrer comment l’histoire (amplifiée, déformée, falsifiée, ou simplement telle qu’elle est advenue) est utilisée pour exclure d’une communauté donnée des groupes considérés comme minoritaires ou marginaux ou au contraire produire de nouvelles communautés. Les articles proposent une histoire sociale et incarnée, s’attachant à certaines figures clés ou au travail anonyme de la mémoire, à partir de sources multiples, des archives coloniales à la banderole féministe, des photographies aux livres de compte, afin de mettre au jour ces processus complexes.
Enfin le numéro examine de manière critique la notion de matrimoine. Comment la construction d’une mémoire féministe et queer transforme-t-elle ou non les rapports de genre ? Le rappel du passé fait-il évoluer les représentations et les stéréotypes et si oui, avec quels effets sur les conduites ?



















