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Clérambault, histoire d'une conscience libre pendant la guerre
EAN : 9791043128349
Édition papier
EAN : 9791043128349
Paru le : 31 janv. 2026
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- EAN13 : 9791043128349
- Réf. éditeur : 437529
- Date Parution : 31 janv. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 314
- Format : H:210 mm L:148 mm E:22 mm
- Poids : 457gr
- Résumé : Ce livre ne traite pas directement de la guerre, mais de ce que son auteur considère comme un péril plus profond : la dissolution de la conscience individuelle dans l'âme collective. L'ouvrage dénonce l'abandon de l'esprit critique au profit de l'opinion dominante, encouragé par les démocraties modernes et par une raison d'État qui subordonne l'individu à la communauté nationale. Il s'agit d'un plaidoyer pour la responsabilité morale personnelle face aux mécanismes de conformisme et de soumission collective. Le récit suit Agénor Clerambault, poète reconnu, homme généreux et sincère, mais intellectuellement fragile, plus porté par l'enthousiasme que par la rigueur critique. Avant la guerre, il partage l'idéal alors répandu chez les intellectuels consistant à se fondre dans une conscience commune. Lorsque éclate la Première Guerre mondiale, cette disposition le rend particulièrement sensible à l'exaltation patriotique. Malgré les doutes exprimés par son fils Maxime, mobilisé au front, Clerambault devient l'un des porte-parole fervents de l'Union sacrée, multipliant les discours exaltés qui justifient la guerre au nom de la paix future et de l'humanité. Il trouve dans cet engagement une reconnaissance sociale qu'il partage avec son beau-frère Léo Camus, incarnation du conformisme satisfait. La disparition de Maxime au combat provoque chez Clerambault un effondrement intérieur. Il prend conscience d'avoir sacrifié son fils à son besoin de se conformer et à une illusion morale. Après une phase de retrait, il décide de faire face à sa responsabilité et publie une confession publique accusatrice, reconnaissant avoir travesti la violence et le meurtre sous des formules idéalistes. Ce geste le place immédiatement en rupture avec son milieu : anciens amis, intellectuels et proches se détournent de lui. Même ceux qui reconnaissent la justesse de son analyse, comme Hippolyte Perrotin, refusent d'assumer publiquement une telle position. Isolé, attaqué par la presse, poursuivi pour pacifisme, et rejeté par sa propre famille, Clerambault persévère néanmoins. Il devient une figure morale pour certains jeunes mutilés ou révoltés par la guerre, qui voient en lui un interlocuteur capable d'exprimer leur désarroi. Progressivement, il comprend que sa place est celle de l'« Un contre tous », chargé de rappeler que toute idéologie collective, nationale ou révolutionnaire, peut devenir oppressive dès lors qu'elle absorbe la pensée individuelle. Cette conviction se renforce au contact d'Edme Froment, intellectuel paralysé par la guerre, autour duquel se rassemble une communauté informelle d'esprits indépendants. Le roman affirme ainsi que le progrès humain ne peut venir que du courage de l'individu autonome, fidèle à sa conscience, et que la véritable transformation morale passe par la résistance intérieure plutôt que par l'adhésion aux foules.
- Biographie : Romain Rolland, né à Clamecy (Nièvre) le 29 janvier 1866 et mort à Vézelay le 30 décembre 1944, est un écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915. D'une culture forgée par la passion de l'art et de la musique (opéra, Michel-Ange, Scarlatti, Lully, Beethoven, amitié avec Richard Strauss) et le culte des héros, il chercha sa vie durant un moyen de communion entre les hommes. Son exigence de justice le poussa à souhaiter la paix « au-dessus de la mêlée » pendant et après la Première Guerre mondiale. Il est animé par un idéal humaniste et la quête d'un monde non violent, par son admiration pour Léon Tolstoï, grande figure de la non-violence, par les philosophies de l'Inde (conversations avec Rabindranath Tagore et Gandhi), l'enseignement de Râmakrishna et Vivekananda, par sa fascination pour ʿAbd-al-Bahāʾ (il y fait référence dans Clerambault), puis par le « monde nouveau » qu'il espérait voir se construire en Union soviétique. Il se trouve à partir du milieu des années 1920, de par son engagement de plus en plus affirmé en faveur de l'URSS, au coeur des réseaux de soutien au régime soviétique et devient le plus connu des « Amis de l'URSS » européens.









