Ciel Passager

Echappee Belle - EAN : 9782919483082
A HOLBAN CECILE
Édition papier

EAN : 9782919483082

Paru le : 16 févr. 2012

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  • EAN13 : 9782919483082
  • Réf. fournisseur : 6
  • Collection : OUVRE-BOITES
  • Editeur : Echappee Belle
  • Date Parution : 16 févr. 2012
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 90
  • Format : H:210 mm L:150 mm E:10 mm
  • Poids : 250gr
  • Résumé : L’aube entre deux

    Chaque poème est le véhicule humble et puissant d’une réceptivité aiguë au monde. Ceux de Cécile A. Holdban qui composent ce premier recueil, témoignent, tous sens en éveil, d’une acuité enchantée, ouverte et attentive aux révélations de ce qui l’entoure, capable d’embrasser l’éternité dans l’instant fugace et d’extraire l’infini dans le fragment imperceptible :

    Un instant d’Éternel me suffit
    un morceau d’Infini m’étourdit,
    fourmi que je suis
    je me repais
    des miettes
    d’un pique-nique céleste


    Poésie intimiste autant que tellurique, l’écriture de Cécile A Holdban adopte, au gré de ritournelles aux accents verlainiens ou bien de ruptures de rythme épousant blessures, fêlures et cassures, une forme d’apparente simplicité enfantine, où l’émerveillement du regard le partage à une sorte d’angoisse ontologique :

    Le monde est à l’envers
    les étoiles disparues
    il n’y a que les ombres
    qui nous gagnent un peu plus


    Mais si la nuit est le décor de nombre des poèmes qui composent ce recueil, elle n’a rien d’effrayant ni d’obscur – sauf à lui donner l’acception mystique que lui attribue saint Jean de la Croix. Et si elle recèle sa part de mystère, c’est encore une fois au sens religieux du terme qu’il faut l’entendre. En effet, volontiers contemplative et mélancolique, la voix poétique de Cécile A oldban célèbre une oraison panthéiste, à la fois sobre et généreuse :

    Du silence mes abeilles
    font un miel secret


    Cette “nuit qui [l]’étreint” est la matrice des étoiles et des rêves, comme dans un tableau de Chagall. Car si elle est éminemment synesthésique, la poésie de Cécile A Holdban est avant tout visuelle, habitée de lumière et de couleurs, composant un “mandala paré de brillants” ou bien gravant “une lettre vive / au corps de plume portant superbe / un soleil rouge mon rêve ardent”.
    Pudique, toute en retenue, l’écriture de Cécile A. Holdban déborde pourtant d’une sensibilité maternelle offrant à son enfant “l’ordonnance des étoiles / le souffle des quatre vents” et d’une sensualité toute féminine éprouvant “sous [s]a peau / la vague de tes reins”.
    Ainsi, ce ciel passager abrite, dans ses éclaircies comme dans ses orages, la vérité d’une femme inscrite dans le cycle naturel des êtres et des choses. D’une saison l’autre. D’une nuit l’autre. L’aube entre deux.
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