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CHÂTEAU DE CARTES
Passe Du Vent - EAN : 9782845621725
Édition papier
EAN : 9782845621725
Paru le : 9 mars 2011
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- EAN13 : 9782845621725
- Réf. fournisseur : CHATEAUDECAR
- Collection : SLAM / POESIE
- Editeur : Passe Du Vent
- Date Parution : 9 mars 2011
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 144
- Format : H:205 mm L:140 mm
- Poids : 204gr
-
Résumé :
Préface :
Vives paroles, paroles à vif
Ils sont quatre. « Quatre poètes chasseurs de sens, cueilleurs de sons », comme ils aiment à se présenter. Quatre qui parlent « la bouche pleine… de mots ». Quatre « tueurs à langages », comme dit Cocteau Mot Lotov. Voire quatre « tueurs à gags ». Quatre, en tout cas, comme les lettres du mot slam.
Depuis des années qu’ils hantent toutes les scènes, nous sommes nombreux à les avoir entendus déclamer, scander, rythmer, ponctuer, versifier... Comme de bien d’autres slameurs, on pourrait dire d’eux ce qu’a un jour écrit, à propos des rappeurs, l’anthropologue Virginie Milliot : « [ils] ont commencé à jouer en rythme avec la langue française. Au départ, il s’agissait essentiellement d’un art de la performance : [ils] s’évertuaient à prononcer le maximum de phonèmes en un minimum de temps, à jouer sur la rythmique en appuyant certaines syllabes, à faire chanter le verbe en multipliant les homonymes et en jonglant avec les rimes ». Et, comme aux rappeurs rencontrés par notre anthropologue, il faut leur rendre grâce d’avoir « redécouvert la magie du verbe, la force créative de la parole vivante qui en situation se réinvente […] »1.
Il faut lire la Tribut du Verbe. Parce que verba volent, les paroles s’envolent, et que le rythme effréné de notre quatuor ne permet pas toujours de saisir, ici la subtilité de telle association de mots, là la jubilation de telle homonymie, là encore la virtuosité de telle allitération.
Faites l’expérience. Prenez n’importe quel texte et lisez une première fois. Laissez reposer et revenez-y quelque temps plus tard. À coup sûr, vous découvrirez une pépite que la première lecture n’aura pas décelée. Mais comment donc qualifier les textes ici réunis ? On sait que certains esprits forts rechignent à associer slam et poésie… les mêmes sans doute qui, il y a vingt ans, déniaient au rap et au hip-hop le statut de créations. La réponse est signée Mix Ô Ma Prose : « Appelle ça slam, appelle ça poésie / Appelle ça hip-hop, appelle ça chanson française / Appelle ça comme tu veux ! »2.
1. Virginie Milliot, in : Je texte termine, Grigny, Éditions Paroles d’Aube, 1998.
2. « Ceci n’est pas une poésie ! ». Cf. p. 69-72.
1
Il faut lire la Tribut du Verbe. Parce que, derrière la performance, la virtuosité langagière, se dissimulent, comme chez tout artiste, la douleur ou l’espoir, et l’impérieuse nécessité de l’expression. « Regarde ce que je te cache / Écoute ce que je ne dis pas »3, avertit Mix Ô Ma Prose. « Je suis pas devin ni savant ni divin ni décevant / Mon rêve d’aller de l’avant est-il vain ? », s’interroge Kaféclem4. Quant à SanDenKR, il passe carrément aux aveux : « Car grapher,graver ou tracer est comme une cure / Ainsi j’insiste pour que le papier toujours on triture »5. Pas besoin d’être grand clerc pour deviner, sous les phrases et les vers, la passion des mots qui unit ces quatre-là.
Il faut lire la Tribut du Verbe. Parce que tous ces textes nou -
Biographie :
Les auteurs
La Tribut Du Verbe
Une entité
4 poètes chasseurs de sens, cueilleurs de sons
4 auteurs lancés sur les sentiers de la création
4 artistes à la recherche de sensations verbales
4 voix en transmission d’ondes parallèles et d’art transversal
4 antithèses
Cocteau mot lotov, poète inflammable
Kaféclem, doseur de mots servis serrés
Mix ô Ma Prose, dj verbal
SanDenKR, speakmaker
Une identité
Des attributs du verbe
qui contribuent
aux tribulations des vers
et distribuent le tribut
de leur verve en tribu.
Cocteau Mot Lotov
Au départ, ce poète politique aux mots brûlants, à la plume brûlot et à l’humour truculent s’est d’abord surnommé Tancrède, un prénom de guépard. En pleine métamorphose poétique, et pour brouiller les pistes, il s’est ensuite fait appeler Rest’Coule Nikov, un pastiche de Raskolnikov, l’assassin de l’usurière dans Crime et Châtiment. Mais cet artisan du mot n’a pas de sang sur les mains, sauf quand il bricole.
Avant la poésie slam, il a été journaliste, manutentionnaire, historien, homme au foyer. Aujourd’hui, c’est un tueur à langages prêt à exécuter tout type de contrat poétique. Il répond au prometteur nom de Cocteau Mot Lotov, un pseudo qui lui va comme un gant de velours sur une main de vers. Une précision technique pour terminer ce portrait sur une note colorée : sa bouche sert de canal d’évacuation à une imagination débordante ; c’est un homme dégout.
Kaféclem
Excavation de chrysalide
Hors piste sur ma terre grise
Nouvelle arithmétique
Naguère K-Phare, petite lumière dans le noir
Poésie schizophrènétique
Divisé comme la Belgique
Continent en cours d'exploration
Duel d'orgueils
À la recherche de la bonne partition
Intangible gémeau
entre ange et démon
sage et sale con
plume et plomb
crise de tête et prise de bec
Homme insecte et bête humaine
Je suis Kaféclem.
3
Mix Ô Ma Prose
Venu par hasard, parrainé par personne, parano partout et surtout pas aux normes…
Enfant des eighties éjecté sans tact d'une enfance taclée dans le chaos d'une ado-l'essence miraculeusement préservée. Parcours au cœur d'associations, théâtre de rue, peintures, performances, poésies, chroniques culturelles, avec l'écriture comme un cri, tic gravé en son fort qui fera du slam son affaire.
Le crayon en bandoulière et le débit mitraillette, Mix Ô Ma Prose prend le mot comme on prend le maquis, à cru, à cran, à corps et à l’écrit… Sans maquillage, il ne passe pas la crème que l’hydre attend, mais écorche la langue de bois sans rap, mais avec un style bien à lui : énergie punk en verve canalisée, en vers analysées les scories d'une ère à couper le souffle, débit rapide, idées acides, les concepts se succèdent en thèmes saccadés, incommunicabilité, cultures du vide, désinformations, résistance…
Qu’on s’en sorte avec conscience, avec confiance en nos frères, sans concours et sans carcan, pour que tout concoure au carton plein.
Démarche sans peur et pleines de reproch









