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Causeries sur les origines et sur le moyen âge littéraires de la France
EAN : 9791043128318
Édition papier
EAN : 9791043128318
Paru le : 31 janv. 2026
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- EAN13 : 9791043128318
- Réf. éditeur : 437526
- Date Parution : 31 janv. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 300
- Format : H:210 mm L:148 mm E:16 mm
- Poids : 390gr
- Résumé : Cet ouvrage, présenté sous la forme de Causeries, propose une lecture historique et critique des conditions de formation de la littérature française et de l'identité nationale. Structuré en deux ensembles, il couvre une période allant des héritages antiques jusqu'au seuil du XIIᵉ siècle, en croisant données ethnologiques, linguistiques et religieuses afin d'éclairer la genèse des formes culturelles françaises.L'auteur, ancien enseignant et praticien de l'édition savante, pose comme point de départ méthodologique la nécessité de remonter aux couches anciennes : Celtes, Ibères, Grecs, Romains, peuples germaniques et christianisme. L'argument central repose sur l'idée que le fonds gaulois, d'origine celtique, n'a jamais disparu ; il aurait été transformé au contact des apports ultérieurs tout en conservant une capacité d'action durable. Cette persistance se manifesterait par un attachement prononcé à l'égalité, une mobilité apparente combinée à une continuité interne, et une disposition marquée pour la parole publique et la rhétorique, symboliquement associée à la figure d'Ogmios.L'analyse des Celtes accorde une place notable aux institutions religieuses. Les druides y sont envisagés comme des médiateurs intellectuels et spirituels dont certaines croyances - immortalité de l'âme, attente d'un sauveur - auraient préparé l'accueil du christianisme. La continuité de ces pratiques est repérée dans des usages populaires, tels que les feux de la Saint-Jean ou les rites liés au gui. La poésie bardique (Merlin, Gwenc'hlan, Ossian) est également mobilisée pour montrer l'existence de deux orientations complémentaires : une veine kymrique, réfléchie et méditative, et une veine gauloise plus ironique.L'ouvrage aborde ensuite l'apport grec à partir de la fondation de Massalia. Si les traces littéraires directes restent limitées, l'influence grecque est repérée dans la diffusion de formes oratoires et d'un certain idéal de mesure, en particulier dans le Midi. L'héritage romain est analysé comme décisif dans la constitution des cadres politiques, juridiques et linguistiques ; toutefois, la langue française est décrite non comme un gaulois latinisé, mais comme un latin adapté par un substrat celtique.L'arrivée des peuples germaniques au Ve siècle est interprétée comme l'introduction d'un principe de liberté personnelle et d'une énergie guerrière nouvelle. Le terme « Franc » devient synonyme de « libre ». Sur le plan linguistique, l'idiome tudesque, bien que progressivement absorbé, aurait contribué au lexique militaire et à certaines inflexions phonétiques.Le christianisme occupe une position centrale dans l'analyse : il est présenté comme un vecteur de recomposition culturelle, à l'origine de nouveaux genres littéraires (actes de martyrs, hagiographie) et d'institutions monastiques chargées de la transmission des savoirs antiques. L'action de figures comme saint Martin participe à l'élaboration d'un cadre moral commun.La transition médiévale est enfin décrite à travers trois moments de renouveau intellectuel (IXᵉ, XIIᵉ et XVIᵉ siècles). L'époque carolingienne, sous Charlemagne, voit la restauration des écoles et l'organisation de la copie des manuscrits. Sur le plan symbolique, la transformation de la légende en vision au IXᵉ siècle est rapprochée de traditions celtiques et mise en relation avec des récits de voyages dans l'au-delà, jusqu'à Dante.L'étude linguistique finale avance que la langue d'oïl s'est imposée face à la langue d'oc non pour des raisons strictement latines, mais parce qu'elle portait un héritage celtique perçu comme plus conforme à la construction politique du royaume capétien.