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CATALOGUE RAISONNÉ - COLLECTION MARTIN LE ROY
EAN : 9791043128295
Édition papier
EAN : 9791043128295
Paru le : 31 janv. 2026
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- EAN13 : 9791043128295
- Réf. éditeur : 437524
- Date Parution : 31 janv. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 132
- Format : H:210 mm L:148 mm E:10 mm
- Poids : 202gr
- Résumé : Ce catalogue raisonné présente une étude approfondie et critique de plusieurs pièces majeures d'art décoratif et d'ornements d'église, issues de la prestigieuse collection Martin Le Roy. L'ouvrage s'attache à déterminer l'origine, l'iconographie, et l'attribution stylistique de tapisseries, broderies et autres oeuvres textiles couvrant une vaste période, allant de la fin du XIVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, avec une attention particulière portée aux écoles anglaises, flamandes, bruxelloises et françaises.L'analyse débute par une description minutieuse d'une Croix de Chasuble, attribuée à l'Art anglais de la fin du XIVe ou début du XVe siècle. Cette broderie de soie polychrome sur fond d'or est décorée de trois scènes de la vie de la Vierge : l'Annonciation, la Visitation de la Vierge à sainte Élisabeth, et l'Adoration des Mages. L'auteur souligne la présence de riches entablements de style "gothique peu bâtard et assez lourd" et des détails techniques, comme l'usage de "feuilles de trèfle", qui attirent l'attention des spécialistes. L'étude de cette croix donne lieu à un examen comparatif étendu, citant M. Molinier, M. Bautier, et M. Destrée, qui ont débattu de son origine, proposant initialement une attribution à l'école de la Provence ou même une influence italienne. Cependant, l'auteur conclut que la présence de caractéristiques architecturales spécifiques, de certains ornements (arceaux à cinq lobes, colonnettes entourées de rubans en spirale) et l'étrange expression des visages pointent avec évidence vers une origine anglaise, la rattachant à l'« opus anglicanum ».Le catalogue se poursuit avec l'étude de plusieurs tapisseries, débutant par deux Sujets allégoriques (Art français, début du XVIe siècle). Ces pièces, composées d'un îlot de verdure sur fond rose, soulèvent un problème d'interprétation iconographique, l'auteur réfutant l'attribution antérieure à « Hercule entre le vice et la vertu ». Les costumes, très détaillés, sont datés de la période du règne de Louis XII au début du XVIe siècle, caractérisés par des robes courtes et des coiffures spécifiques. Bien que l'explication précise de l'allégorie reste incertaine, l'analyse rapproche ces pièces de celles de la fameuse tenture de la Dame à la Licorne, suggérant une origine dans les ateliers voisins de la Creuse ou de Felletin.Viennent ensuite des oeuvres flamandes et bruxelloises de transition, incluant La Crucifixion (Art flamand, fin XVe siècle) et La Vierge et l'Enfant (Art flamand, fin XVe siècle), qui présentent des analogies frappantes avec les oeuvres du Maître de Louvain (Dirk Bouts). L'auteur note l'influence marquée de la peinture flamande (sourcil fin, coiffure enroulée sur le côté) tout en relevant les différences dans l'exécution, souvent plus populaire dans le textile que dans les prototypes peints.Une section importante est consacrée aux tapisseries de l'école bruxelloise du début du XVIe siècle, en particulier La Présentation au Temple et Saint Martin. Ces pièces proviennent de la cathédrale San Salvador de Saragosse et appartiennent à une série plus vaste. La Présentation au Temple est notable pour sa division en polyptyque et l'architecture gothique tardive.
- Biographie : Jean-Joseph Marquet de Vasselot, né à Paris 4e le 26 septembre 1871 et mort à Neuilly-sur-Seine le 12 août 1946[1], est un archéologue et historien de l'art français, conservateur au musée du Louvre, puis directeur du musée de Cluny. Il est le neveu du sculpteur et historien de l'art Anatole Marquet de Vasselot. Biographie Formation Jean-Joseph Marquet de Vasselot fit ses études au collège Stanislas de Paris, puis à la faculté des Lettres de Paris où il obtient la licence en 1892. Il poursuit sa formation à l'École du Louvre d'où il sort diplômé en 1896. L'historien de l'art, conservateur et collectionneur En 1906, il épouse Jeanne Martin Le Roy[1], fille du collectionneur d'oeuvres d'art ancien Victor Martin Le Roy (1842-1918), lui-même gendre de Gustave Lebaudy, le richissime magnat français du sucre et restaurateur du château de Rosny. Certaines oeuvres d'art médiéval de la collection Martin le Roy, exposée uniquement lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, devenue de ce fait mythique, dont hérita Marquet de Vasselot, ont été vendues cent onze ans après ; une Vierge à l'Enfant trônant en ivoire (Paris, vers 1250-1280) qui proviendrait de l'abbaye Saint-Michel de Frigolet, acquise en 1882 du petit-fils de son « sauveur » lors de la Révolution de 1789, atteignit 6 337 000 euros à Paris, chez Christie's, le 16 novembre 2011 - soit le record mondial pour l'art médiéval[2]. Le Livre d'heures de Jeanne de France, aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France, faisait aussi partie de cette collection, de même qu'une plaque représentant "La Visitation" en émaux champlevés vermiculés de la fin du XIIe siècle produite à Limoges et acquise par le musée des Beaux-Arts de cette ville. En 1899, Marquet de Vasselot publie avec son ami Raymond Koechlin un ouvrage de référence, La sculpture à Troyes, en Champagne méridionale au XVIe siècle. En 1902, il commence une longue carrière au musée du Louvre qui le conduira jusqu'au poste de conservateur du musée. En 1906 commence l'élaboration du Catalogue raisonné de la collection Martin Le Roy, publié sous la direction de Marquet de Vasselot, travail d'inventaire et de catalogage qui s'étalera jusqu'en 1909 et comptera cinq volumes. Il a également publié d'autres ouvrages sur la tapisserie, l'orfèvrerie et l'émaillerie françaises. En 1926, il devient directeur du musée de Cluny à Paris jusqu'en 1933. Il pratique une politique de dépôts d'oeuvres vers d'autres institutions, comme le musée du Louvre, la Bibliothèque nationale de France ou les châteaux de Pau et d'Azay-le-Rideau[3]. En 1927, il est également chargé de l'aménagement du château de Pau et de ses collections[3].
