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Beautés arbitraires
EAN : 9782735127351
Paru le : 6 mai 2021
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- EAN13 : 9782735127351
- Réf. éditeur : 124904-02
- Collection : PASSAGES
- Editeur : Msh Paris
- Date Parution : 6 mai 2021
- Disponibilite : Provisoirement non disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 250
- Format : H:240 mm L:170 mm E:11 mm
- Poids : 400gr
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Résumé :
Les beautés arbitraires ont une histoire qui précède la question esthétique du beau et la dépasse. Fortes d'un je ne sais quoi qui les fonde à l'écart des systèmes théoriques, elles renversent au XVIIIe siècle la construction sociale du goût. Il se peut que cette conquête soit le plus grand effort de la pensée moderne. Distinguer, du point de vue de l’histoire de l’art, ce que la notion d’arbitraire recouvre, telle est la vaste énigme dénouée dans ce livre.
La reconnaissance des beautés arbitraires se heurte à l’absolu d’un modèle antique qu’il est temps de contredire. Car il n’est rien de fixe, ni d’immuable dans l’arbitraire de la beauté, tout entier laissé à l’imagination du peintre, du poète, de l’architecte ou du musicien… Beauté chimérique opposée à la beauté véritable, elle revêt soudain valeur de rareté et de distinction et se transforme en beauté nécessaire, liée à l’invention de formes nouvelles qui peuvent plaire et toucher universellement. Entre caprice et convention, non-sens et vraisemblance, raison et sentiment, beautés essentielles et arbitraires échangent leurs rôles pour représenter différemment le monde et ses figures.
- Biographie : <p>Isabelle Tillerot est titulaire d'un doctorat en histoire de l’art moderne, pour lequel elle a bénéficié d’un <em>Predoctoral Fellowship </em>de deux ans au Getty Research Institute à Los Angeles. Cette thèse soutenue à l’université de Paris10 et récompensée en 2005 par le Prix Nicole, décerné par le Comité français d’histoire de l’art, et en 2007 par le Prix Marianne Roland Michel, décerné par la Fondation Marianne et Roland Michel de l’Institut de France, a été publiée sous le titre <em>Jean de Jullienne et les collectionneurs de son temps. Un regard singulier sur le tableau</em> (2010).</p> <p>Son deuxième livre, <em>Orient et ornement. L’espace à l’œuvre ou le lieu de la peinture</em> (2018), a été choisi pour une traduction anglaise et paraîtra aux Getty Publications en 2021.</p> <p>Pour la rédaction de son ouvrage dédié aux <em>Beautés arbitraires</em>, elle a reçu en 2018 une bourse aux auteurs du Centre national du livre (CNL). Il s’agit de sa troisième publication dans la collection <em>Passages</em> du Centre allemand d’histoire de l’art Paris.</p> <p>Après avoir enseigné histoire de l’art à l’université de Californie de Los Angeles (UCLA), à l’université de Lausanne, à l’université de Paris10 et à The American University of Paris, elle est aujourd’hui chercheuse indépendante.</p> <p><strong>Bibliographie:</strong></p> <p>Ouvrages personnels:</p> <p style="margin-left:3.3pt;">–<em>Orient et ornement. L’espace à l’œuvre ou le lieu de la peinture</em>, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme et Centre allemand d’histoire de l’art, coll. Passages, vol.57, 2018.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">Traduction anglaise par Chris Miller à paraître aux Getty Research Institute Publications, 2021.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">–<em>Jean de Jullienne et les collectionneurs de son temps. Un regard singulier sur le tableau</em>, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme et Centre allemand d’histoire de l’art, coll. Passages, vol.37, 2010.</p> <p>Direction de numéro de revue:</p> <p style="margin-left:3.3pt;">– <em>Les enjeux de la collection au </em><em>xxi</em><em><sup>e</sup></em><em>siècle</em>, avec des contributions de Roland Recht (Collège de France, Institut de France), Kathleen Berrin (Fine Arts Museums of San Francisco), Cécile Marceau (université de Bourgogne), Jean-Louis Déotte (université de Paris VIII), Charles Harrison, Michael Baldwin, et Mel Ramsden (<em>Art & Language</em>, Open University in the South, Oxford), Matthew Jackson (The University of Chicago), Éric Marion (université de Bourgogne), Steven Nelson (UCLA),<em>Museum International</em>, revue publiée par l’UNESCO, n<sup>o</sup>235, septembre 2007, publié en arabe, anglais, chinois, espagnol et français. Version anglaise disponible en ligne: <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/toc/14680033/2007/59/3">https://onlinelibrary.wiley.com/toc/14680033/2007/59/3</a>.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">Chapitres d’ouvrages, articles et actes de colloques (sélection):</p> <p style="margin-left:3.3pt;">– «L’ornement oriental en Occident, fragments d’une rencontre au xviii<sup>e</sup>siècle», dans <em>Kunstchronik</em>7, numéro consacré à l’ornement, <em>Verbrecherisch, dekadent, obsolet – oder unverzicht-bar? Debatten um das Ornament</em>, éd. Christine Tauber, juillet 2019, p.369-378.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">– «La famille d’Argenson face aux décors modernes», dans Véronique Meyer et Marie-Luce Pujalte-Fraysse (éd.), <em>La famille d’Argenson et les arts</em>, actes du cycle de journées d’études, université de Poitiers, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019, p.231-245.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">– «Du 'tact flou et séduisant des couleurs’ chez Jullienne, ou de l’art de marier tableaux, porcelaines, laques, statuettes, meubles, et autres effets», dans Anne Perrin-Khelissa (éd.), <em>Corrélations. Les objets du décor au siècle des Lumières</em>, Bruxelles, Éditions de l’université de Bruxelles, coll. Études sur le xviii<sup>e</sup>siècle 43, 2015, p.149-181.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">– «L’usage et la réception du dessin chez Jean de Jullienne», dans Pascal Griener et Patrick Michel (éd.),<em>Connoisseurship. L’œil, la raison et l’instrument</em>, actes du colloque, École du Louvre, 20-22octobre 2011, Paris, École du Louvre, 2014, p.141-153.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">– «Watteau, Dezallier d’Argenville et Jullienne», dans Anne Lafont (éd.),<em>1740, un abrégé du monde. Savoirs et collections autour de Dezallier d’Argenville</em>, publication liée au programme de recherche: ‘Écrire, collectionner, classer à l’époque moderne’, et à l’exposition de l’Institut national d’histoire de l’art, Paris, 4mai-27juillet 2012, Paris,INHA, 2012, p.261-270.</p> <p style="margin-left:3.3pt;">– «Engraving Watteau in the 18thCentury. Order and Display in the Recueil Jullienne», dans<em>Getty Research Journal</em>3, janvier 2011, p.33-54.</p> <p>– «Séailles biographe: Watteau poète de son temps», dans Sarah Linford et Michela Passini (éd.),<em>Le génie dans l’art. Anthologie des écrits esthétiques et critiques de Gabriel Séailles</em>, Paris, Kimé, collection Esthétiques, 2011, p.77-85.</p>



















