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Art Contemporain, Art Officiel
EAN : 9782487855021
Édition papier
EAN : 9782487855021
Paru le : 9 juin 2026
12,00 €
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- EAN13 : 9782487855021
- Date Parution : 9 juin 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 91
- Format : H:53 mm L:180 mm E:114 mm
- Poids : 132gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : L’art contemporain posé en tant qu’absence d’art impose par défaut d’interroger notre nature sur le plan des besoins d’imitation de modèles qui élèvent et donnent du sens à l’existence et à toute civilisation. Quand l’objet de l’étude se dérobe, il ne reste plus qu’à étudier introspectivement ce qu’attend le sujet de cette institution vacante. De la même façon qu’une zone cérébrale blessée révèle sa fonction par son absence. Ce livre répond à la question : l’art contemporain est-il un art officiel sur le plan psychologique et symbolique et non seulement institutionnel ? Cette absence produit autant d’effet qu’une idéologie. La négation de l’art est une idéologie de fait, non formulée, mais redoutable en termes de confusion cognitive. Telle est la thèse originale du livre.
- Biographie : Patrick Burandelo est né en 1965 soit un an après la réédition de la cuvette de Duchamp. Il est ingénieur de formation spécialisé en modélisation. Outre l’art africain, il a découvert le dessin figuratif avec passion. Doté d’une disposition certaine pour le dessin, il est parti en vain à la recherche d’un savoir-faire de dessin traditionnel au pire moment du dénigrement de la figuration et de son ostracisme hors des galeries. Il s’agit des années de Mitterrand, de Lang et de Michaud aux Beaux-Arts et surtout simultanément de la montée en puissance de l’art conceptuel. Avec un goût certain de théoricien, prouvé en recherche, dépité par l’absence de technique de dessin disponible, il s’est ensuite improvisé critique d’art, tout comme Aude de Kerros, de la même façon, pour comprendre ce qui s’est passé dans sa génération. En parallèle, il a mené une réflexion approfondie sur l’art africain, inventeur de l’abstraction, et sur l’injustice qui lui a été longtemps faite. Tout commence par un sujet de bac : « L’art est-il objectif ou subjectif ? » La réponse, issue d’une pensée dense élaborée sur quinze ans, est l’objectivité. Il s’agit de le démontrer, au-delà de l’état de fait, en structurant anthropologiquement et philosophiquement l’intuition générale qui est que l’art a son autonomie. Une autre idée neuve et jamais conçue est de poser un sujet général à l’art dit primitif inventeur de l’abstraction. On ne peut pas dire de cette abstraction qu’elle est vide de sens ou décorative car il s’agit de manifester la présence, l’esprit. Tel est le thème général de l’art dit primitif selon cette thèse toute simple et pourtant jamais dite. Solidement argumentée, elle finit symboliquement et définitivement de faire sortir l’art dit primitif de la catégorie scientifique «ethnographie» du musée de l’homme ou des colonies Porte Dorée pour le musée de l’universel de l’art qui ne saurait se passer d’un sujet en tant que tel. C’est bien là une approche authentiquement décolonialiste de déconstruction positive. Son sujet transcendant de la présence, à défaut de traces écrites, fait entrer l’art dit primitif ou premier, en bonne place dans l’histoire de l’art et des civilisations. Cela permet aussi de mettre en perspective et de fonder une critique de l’art contemporain et conceptuel pour en faire un art officiel au sens psychologique et non seulement institutionnel.Cette démonstration, également inédite, est ardue car elle n’a pas d’objet bien identifiable. L’absence est le message. Le vide de références communes au sens de Paul Ricœur est le symbole, caution esthétique de la marchandisation du monde.