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Alberte et la liberté
EAN : 9782841339341
Paru le : 11 juin 2020
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- EAN13 : 9782841339341
- Réf. éditeur : 124264-45
- Collection : LITTERATURE ET
- Editeur : Pu Caen
- Date Parution : 11 juin 2020
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 264
- Format : H:220 mm L:120 mm E:11 mm
- Poids : 300gr
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Résumé :
Paris, 1910. La capitale française est le centre du monde. Dans le quartier de Montparnasse où elle vit depuis sept ans, Alberte Selmer, «la petite Norvégienne», frôle au quotidien la destinée des autres, artistes étrangers et figures typées du peuple parisien. Sa farouche individualité semble avoir pour seul point d'ancrage cette ville qui lui tient au corps. Elle ne sait encore que faire de la palette de sensations qu’elle y engrange. Le passé s’efface devant le présent, ses exigences matérielles, ses risques sentimentaux, les tâtonnements d’une modernité exubérante mais superficielle, où les femmes les plus libres ont tôt fait de buter contre les impératifs masculins.
Cora Sandel, de son vrai nom Sara Fabricius (1880-1974), quitte à vingt-six ans la Norvège pour la France dans l’intention d’y parfaire ses talents de peintre. Elle y reste quinze ans, renonce à peindre, mais découvre dans le texte la littérature française, dont Colette et Proust (Alberte est contemporaine d’Albertine). Elle ne connaîtra le succès littéraire qu’à son retour en Scandinavie – mais un succès éclatant.
- Biographie : <p>Le nom de Cora Sandel, pseudonyme de Sara Fabricius, évoque en Norvège l'auteur d'une «trilogie» mythique, dont seul le premier volume avait été jusqu'à présent traduit en français. Il s’agit ici du deuxième, dont l’action se situe à Paris.</p> <p>Sara Fabricius naît à Kristiania (Oslo) en 1880. Son père, officier de marine, est muté à Tromsø alors que Sara est adolescente. L’atmosphère de cette petite ville du Nord de la Norvège, aux mentalités aussi étriquées qu’est grandiose la nature environnante, marquera à jamais la future Cora Sandel. En 1906, à vingt-six ans, après avoir fréquenté dans la capitale norvégienne les cours de peinture d’Harriet Backer – et sa pensée émancipatrice, Sara part pour Paris, avec la bénédiction de son père, pour qui la capitale française représente l’ouverture sur le monde. Elle y restera globalement une quinzaine d’années, fréquentant les cercles artistiques internationaux et vivant chichement de chroniques journalistiques pour des quotidiens norvégiens.</p> <p>Si sa formation de peintre n’aboutit pas au succès escompté, elle recueille dans le grouillement humain du Paris d’avant-guerre une bonne part de la matière humaine dont se nourrira son futur parcours d’écrivain. Dans ce milieu très libre d’esprit et de mœurs, la condition des femmes, y compris pour celles qui entreprennent de vivre de leur art, est loin de satisfaire aux idéaux d’égalité que l’Occident œuvre encore à atteindre plus d’un siècle plus tard. Mais toutes les problématiques sont d’ores et déjà posées. L’œil lucide et ironique de la Norvégienne capte autant la poésie de cette vie de bohême que sa dureté et ses faux-semblants. Grâce à sa connaissance approfondie du français, elle entre de plain-pied dans la vie du petit peuple parisien, dont elle observe et partage les joies et les misères. Mais elle est aussi en mesure d’apprécier la littérature française contemporaine, notamment Gide, Proust et Colette qui laisseront chacun une certaine empreinte sur son œuvre. Les migrations estivales des peintres, qu’elle suit quand ses moyens le lui permettent, lui font découvrir la Bretagne où elle séjournera à plusieurs reprises.</p> <p>Après quelques vicissitudes amoureuses sur lesquelles elle reste très discrète, mais dont elle ne gardera pas moins la trace douloureuse, Sara épouse en 1913 le sculpteur suédois Anders Jönsson, promis à un bel avenir. Quand éclate la guerre de 1914, le couple coule à Florence des jours heureux et féconds sur le plan artistique. Rentrés précipitamment en France, ils retrouvent un Paris harcelé par les obus et les pénuries, où il s’agit plus que jamais de survivre. C’est en 1917, dans ces circonstances éprouvantes, que Sara donne naissance à son fils. Réfugiée avec lui dans la campagne bretonne, elle tente vainement de renouer avec sa vocation de peintre, et constate à son tour combien la maternité bride le destin des femmes.</p> <p>Lorsqu’en 1921, faute de commandes, Anders Jönsson décide de rentrer en Suède, Sara obtempère la mort dans l’âme. Ce déchirement et les difficultés matérielles persistantes auront raison du mariage de Sara Fabricius, mais présideront à la naissance de Cora Sandel. En 1926 paraît <em>Alberte et Jakob</em>, en 1931 <em>Alberte et la Liberté</em> et en 1939 <em>Bare Alberte</em> («Alberte et rien qu’elle»). Cora Sandel est enfin reconnue comme écrivain, en Scandinavie et au-delà. Paradoxalement, la France l’ignore, mais sa «trilogie» est traduite en anglais – cette traduction, qui opte pour l’utilisation de temps du passé en lieu et place du présent, provoque son ire au point qu’elle en refuse les droits. Suivront plusieurs recueils de nouvelles et quelques romans. Le personnage d’Alberte, dont elle dément le caractère autobiographique, mais à laquelle on ne saurait dénier une forte parenté avec l’auteur, restera l’incarnation principale de son talent. Un talent moderne dans ses thématiques, et remarquablement servi par une écriture dense et picturale. Sara Fabricius, alias Cora Sandel, meurt en 1974, célébrée mais solitaire.</p>











