Afghanistan, le pays d'ailleurs

Petit Vehicule - EAN : 9782842737306
LEBEAU ALAIN
Édition papier

EAN : 9782842737306

Paru le : 1 déc. 2009

10,00 € 9,48 €
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  • EAN13 : 9782842737306
  • Collection : CERCLE INTIME
  • Editeur : Petit Vehicule
  • Date Parution : 1 déc. 2009
  • Disponibilite : Epuisé
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 44
  • Format : H:210 mm L:150 mm E:3 mm
  • Poids : 150gr
  • Résumé : On ne peut presque plus photographier l’Afghanistan et de toute
    manière, je suis un piètre photographe. Dans La Moto rouge de Môla
    Nasrodine (2003) et dans Ouvrez la cage aux perdrix (2007), j’ai donné
    ma vision de l’Afghanistan tel que je l’ai vécu en utilisant le média
    de la poésie instantanée où « l’oeil, l’émotion et le langage se conjuguent
    instantanément, sans organisation, sans hiérarchie, dans
    l’instant de leur apparition, dans le temps et l’espace de l’auteur ».
    En 2009, j’ai conservé cette façon de témoigner, mais l’oeil a de
    moins en moins l’occasion de voir, alors, j’ai un peu plus regardé
    l’Afghanistan en moi, j’en ai fait ce « pays d’ailleurs » où j’aime
    à retrouver l’authenticité sauvage et raffinée à la fois des gens et
    des paysages. L’Afghanistan du bout du monde, au centre de mon
    monde, extrême ; le paradis et l’enfer. Le monde, quoi, tel qu’il est
    dehors, tel que je l’ai conservé en moi.
    Mais l’enfer importé, c’est le pire. C’est toujours comme ça, il y a
    toujours des barbares qui vous imposent leur manière d’aimer, de
    haïr, de mourir.
    Et ça ne colle pas avec votre façon de vivre !
    C’est ce que les talibans sont en train de faire en Afghanistan.
    C’est ce que ceux qui veulent les contrer sont en train de faire
    aussi.
    L’Afghanistan y risque sa vie dans l’explosion des hommes-suicides
    et des bombes du ciel.
    Et pourtant, je veux y croire encore à ce « pays d’ailleurs » parce
    que j’en ai besoin pour vivre, rêver, chercher en moi, me trouver
    avec les autres, si différents si pareils, quoi qu’on dise, dans l’amour
    et la mort.
    C’est un pays de rides
    De cals, de gerçures
    Où tout est poussière de mortel
    C’est un pays de cages
    De tombes
    À fleur de terre émiettée
    Et de cerfs-volants fouettés
    Au plus haut du ciel
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