Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
Accumulation(s)
Hecatombe - EAN : 9782940432509
Édition papier
EAN : 9782940432509
Paru le : 13 oct. 2026
18,00 €
17,06 €
Bientôt disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
A paraître 13 oct. 2026
Notre engagement qualité
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782940432509
- Réf. fournisseur : HEC-ACC
- Editeur : Hecatombe
- Date Parution : 13 oct. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 192
- Format : H:160 mm L:230 mm
- Poids : 150gr
- Résumé : Ce qui saisit d’emblée dans Accumulations, c’est le geste : Barbara Meuli dissocie les deux moteurs du récit graphique - ses bulles, et son dessin - pour les réagencer dans un tout autre dispositif. D’une part, des phylactères sans corps se font la conversation dans l’espace vierge de la page. En face, des planches muettes déploient des motifs organiques, géométriques ou figuratifs. Sous un mode exploratoire, le livre relève pourtant bien de la bande dessinée : le dessin et le lettrage des bulles créent une présence qui nous fait oublier l’absence des corps. Ces dialogues sans protagonistes deviennent des voix. En contrepoint, les dessins, privés de texte, ménagent une respiration, un rythme, une musicalité. D’un souffle, un décor est posé : nous voici dans une pièce de théâtre. Sur scène, elle(s), des voix intérieures, les cantatrices d’un mélodrame contemporain : les symptômes éclatés et bavards d’une condition féminine ballottée. L’autrice dissèque ces psychés à vif, radiographie ces vécus d’un sordide tristement banal : des ex-conjoints violents qui sapent l’estime de soi, les injonctions impossibles à tenir, les assignations, l’envie de tout envoyer valser, ne rien faire, subir, jusqu’au dégoût - de son corps, de son inadaptabilité, de son existence. Plongé en eaux troubles, le livre ausculte, extirpe et exhibe les mécanismes de l’époque : la violence systémique, le patriarcat, la précarité. Et leurs corollaires - apathie, anxiété, auto-destruction. Dans cette chute libre, où tout devient absurde, presque risible, quelque chose finit par céder. Un presque rien, infime, mais suffisant pour qu’elle(s) puissent se recomposer et “devenir autre chose qu’un produit féminin fini au pipi” (sic) Accumulations est une expérience esthétique sauvage : ça chuinte, ça craque, ça s’éteint, ça tressaille, ça déborde de chaque page. Dans sa logique implacable, le livre s’en prend joyeusement à tout, n’épargne rien ni personne : l’amour, la séduction, la morale, la mort elle-même. Jusqu’à son propre médium : ses motifs deviennent des organismes vivants qui infectent la marge, ses voix résonnent depuis le hors-champ et ses glyphes visqueux poissent sous nos doigts; menacent d’infiltrer nos âmes. Au bord de la désintégration, une catharsis brute opère : une jouissance sombre et jubilatoire naît du simple fait de regarder l’abîme et d’en rire, d’en rire très fort, pour ne pas en crever.









