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A la criée du temps
Echappee Belle - EAN : 9782919483013
Édition papier
EAN : 9782919483013
Paru le : 1 janv. 2010
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- EAN13 : 9782919483013
- Réf. fournisseur : 02
- Collection : OUVRES-BOITES
- Editeur : Echappee Belle
- Date Parution : 1 janv. 2010
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 100
- Format : H:210 mm L:150 mm E:100 mm
- Poids : 300gr
- Résumé : La criée du temps, c'est d'abord le cri, parce que la poésie est un combat. C'est ensuite le temps, celui qui reste et le temps vécu, avec ses habits de nostalgie, de petits et grands bonheurs, de souffrances et d'espoirs. C'est enfin le temps vendu à la criée, comme un poisson encore vivant qui ouvrirait la bouche sur l'étal du marchand dans un dernier effort d'existence. Le temps des amours trop tôt enfuis, des pas qui s'éloignent, comme si des forces invisibles refusaient que deux êtres puissent continuer à s'aimer sous le regard bienveillant des heures qui passent. Il faudrait donc arrêter ce temps là, comme dans une danse du balai macabre où les mains se détachent et que chacun continue de son côté avec juste la tentation, vite éteinte, de se retourner une dernière fois. Il faudrait le vendre au plus offrant, ce magnifique temps d'amour transformé en souvenir, pétrifié, refroidi. Mais pour celui qui refuse cette fatalité, alors chaque poème devient une révolte contre l'ordre établi des amours qui devraient se succéder, contre la facilité des sentiments interchangeables, contre l’infidélité à l’absolu. La rencontre avec la terre, un chien enragé, un train venu de nulle part, un désert imaginé: autant de signes de la permanence, de l'engagement, du rêve de résistance. Toutes les formes poétiques peuvent être mobilisées, le chant populaire, l'ellipse, le conte, les rimes ou les non- rimes, pour autant que le rythme des mots impose sa force. C'est le rythme qui fait exister ces poèmes, comme le vent fait exister le sable du désert. "Qui rêvera dans les traces de nos pas effacés" ? disait Mano Dayak. Ces poèmes sont faits pour accueillir ceux qui veulent encore rêver dans les traces de nos amours effacés.
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Biographie :
Pierre Desgranges est né en 1957 à Moulins.
Ses premières tentatives d’écriture, accueillies avec complaisance par une revue co- fondée avec quelques camarades sur les bancs du lycée, se nourrissent des combats de 1973 pour l’unité populaire chilienne, l’inspiration issue de la fièvre révolutionnaire cédant quelquefois le pas aux premiers émois adolescents.
Puis le tourbillon de la vie entraînera le poète en herbe au long des années 80 sur la trace des mines du roi Salomon, à l’assaut des glaciers des monts de la lune, dans les espaces du Sahel, sur la route de la soie et le plus souvent à écrire des notes économiques dans un bureau du quatorzième arrondissement de Paris. On peut dire avec assurance qu’en ces temps, le poète dort.
Une éclaircie survient en 1995 quand le choc frontal de l’hiver russe et de la sécheresse africaine, encaissé lors d’un voyage Saint-Pétersbourg - Paris - Ouagadougou, réveille l’animal assoupi qui entame alors la rédaction d’un ensemble de nouvelles intitulé Quelques histoires de sable et de neige. Il en sortira un conte initiatique, Agadès. Le chantier des autres nouvelles reste ouvert.
En 2001, inspiré par l’éclosion d’une fleur nouvelle prénommée Léa, l’auteur écrit un poème, le premier depuis de longues années, qu’il soumet au verdict du jury du concours Télérama. Démesurée - c’est son titre - remporte le premier prix et permet au poète renaissant d’être édité par «Le temps des cerises», d’avoir les honneurs de France-Inter, d’être invité par l’Oulipo et de fréquenter le microcosme des cafés-galeries pour des lectures aussi enthousiastes qu’éphémères.
Dès lors, l’auteur écrit de nouveaux textes ou le rythme des séquences, les aspérités des mots et l’intime du propos échangent et s’épaulent dans des variations libres pouvant conduire à des poèmes dégraissés et elliptiques, des chansons réalistes en langage populaire, des slams jouant sur les allitérations ou des confessions en prose.
A ce stade du propos, osons le sérieux : pour Pierre Desgranges, un seul objet de poésie vaut écriture, c’est l’amour absolu, dans le temps et en dehors, indispensable dans le combat des mots. Il faut s’y frotter et s’y perdre, en animaux semblables à ce chien qui fouit de son museau la terre souillée pour y trouver sa mort... ou sa vie.









