1895, n° 68/hiver 2012

Afrhc - EAN : 9782913758636
COLLECTIF
Édition papier

EAN : 9782913758636

Paru le : 9 mars 2013

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  • EAN13 : 9782913758636
  • Réf. fournisseur : 115283-42
  • Collection : 1895
  • Editeur : Afrhc
  • Date Parution : 9 mars 2013
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 288
  • Format : H:230 mm L:190 mm E:18 mm
  • Poids : 750gr
  • Résumé : Dans le numéro 29, décembre 1999, de la revue 1895, on pouvait lire l'annonce d'une « Rétrospective Albert Capellani » :« Les Archives du Film et du dépôt légal du Centre national de la cinématographie et la Cinémathèque française, en collaboration avec Pathé-Archives, l'Association française de recherche sur l’histoire du cinéma et les Indépendants du Premier Siècle, préparent pour 2001 une rétrospective Albert Capellani (1874-1931) à la Cinémathèque française assortie de la publication d’un numéro hors série de la revue 1895. »Ainsi, il aura fallu plus de 12 ans pour que ce projet aboutisse, pour que le numéro de 1895 consacré à Capellani paraisse et pour que la rétrospective soit présentée à la Cinémathèque française.Pourquoi des délais aussi longs ? D’abord parque l’œuvre immense du cinéaste était mal connue – notamment la carrière américaine –, que beaucoup de films avaient disparus ou n’existaient plus que dans des copies improjetables nécessitant des restaurations coûteuses. Il aura fallu l’opiniâtreté de différents intervenants, l’organisation d’hommages, notamment au Cinema ritrovato de Bologne, pour que peu à peu la chose devienne réalisable.Jusqu’à un passé récent, Albert Capellani n’était guère qu’un nom cité parmi d’autres de la période du cinéma muet français. Pourtant le cinéaste est un précurseur, un novateur infatigable et passionné, auteur d’une œuvre considérable partagée entre la France et les Etats-Unis à une période charnière de l’histoire du cinéma.Elève du conservatoire avec Le Bargy, il débute sa carrière artistique comme acteur de théâtre dans la troupe du Théâtre libre d’Antoine, puis à l’Odéon, avant d’être nommé régisseur de Firmin Gémier et ensuite administrateur du music-hall l'Alhambra en 1903. Il rejoint le cinéma comme metteur en scène en 1905 aux établissements Pathé-Frères avec Ferdinand Zecca. Son premier film, Le Chemineau, est adapté de Victor Hugo, et il se caractérise déjà par un style naturaliste dépourvu d’emphase, qui tranche sur la production traditionnelle du cinéma de cette époque dite « primitive ». Il s’adapte tout de suite à l’organisation de la société Pathé et tourne des scènes dramatiques et réalistes (Pauvre mère, La Fille du sonneur…), des féeries et contes (Cendrillon ou la pantoufle merveilleuse, Aladin ou la lampe merveilleuse, Le Foulard merveilleux…), voire des scènes comiques (Les Apprentissages de Boireau), démontrant ses qualités d’adaptation à tous les sujets. Mais c’est à partir de 1908, lors de la création de la Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL) qu’Albert Capellani déploie toute son énergie pour à la fois superviser et conseiller les metteurs en scène (George Denola, Georges Monca, Michel Carré, Henri Etiévant ou d'autres encore), et pour réaliser lui-même un certain nombre de bandes. En tant que directeur artistique, il imprime sa marque et son écriture aux films tournés sous sa direction et devient le précurseur du long métrage avec Le Chevalier de Maison Rouge, La Glu, Notre-Dame de Paris, Germinal, Les Mystères de Paris, Quatre-vingt treize, et surtout Les Misérables, qui place en 1913 la société Pathé et son réalisateur au sommet de la gloire. Durant cette période, Capellani fait preuve d’originalité en puisant dans le répertoire littéraire et théâtral français, tout en innovant dans le découpage, en modernisant la mise en scène (entre autres en tournant en extérieur), la prise de vue (en jouant sur la profondeur de champ, le décor) et le montage. Il emploie les studios et laboratoires Pathé pour tourner et suivre la chaîne de fabrication des films. Capellani profite notamment des services techniques de l’entreprise pour le tirage et le développement, il s’attache à suivre pour les films placés sous sa direction la mise en œuvre des procédés en couleur alors en pleine effervescence dans les ateliers de Vincennes. Il recherche aussi pour ses interprètes de nouveaux talents et fait tourner de nombreux acteurs de théâtre comme son frère Paul Capellani, mais aussi Berthe Bovy, Jacques Grétillat, Henri Krauss ou Mistinguett à qui il offre son premier grand rôle dramatique dans Les Misérables. Cette période de création, entre 1905 à 1914 est celle d’un artiste aux multiples facettes, dont la vie et l’œuvre, en dépit du manque d’informations, témoignent d’une vivacité singulière, de sources d’inspirations variées, et d’une impressionnante capacité de travail (environ 150 films pour la seule carrière française).
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